31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 07:00

Quand on débute une année, on l'attaque avec une envie de revanche, de redevenir le roi du monde, de sa vie, de son corps, on aimerait tout changer d'un coup parce qu'on pense que la nouveauté est forcément mieux.

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Même si ce site existe depuis mars 2011, j'ai réellement décidé d'y investir plus d'énergie le premier janvier de cette année.
Parce que j'avais l'envie de bâtir quelque chose de nouveau, oui.

 

Ca a commencé doucement, comme une petite folie qui me faisait traîner des heures sur l'ordinateur.
C'est ensuite devenu une addiction qui s'immisçait dans mes courses en fin de journée, dans ma tête quand j'étais debout sous la douche à déverser des litres d'eau tout en me rappelant ce que j'avais à faire, je me disais chaque fois "tiens CA, c'est une bonne idée d'article".

Et naturellement, on commence à parler de soi pour que les autres vous parlent d'eux.
Et jour après jour, en à peine quelques mois, vous avez été tellement nombreux à passer par ici pour lire mes articles que je n'osais plus vraiment avancer par moments, de peur de décevoir.

 

Parce que oui, quand j'ai décidé d'écrire pour moi mais tout en partageant toutes mes folies, mes envies, mes peurs aussi, c'était avec la volonté qu'à quelqu'un d'aider les autres, d'en apprendre plus, d'aller toujours plus loin dans la thérapie par le bonheur.

Les moments de créativité succédaient assez vite aux moments plus vides, et finalement, mon petit train est resté sur ses rails et a poursuivi son chemin comme si de rien n'était.

 

J'ai découvert tellement de blogueuses cette année, que cela reste uniquement en tant que "visiteur" sur leur site, mais aussi dans la vie réelle.
Je vous remercie pour votre gentillesse, vos articles colorés et votre fougue.

 

J'aimerais remercier mes lecteurs réguliers, ceux qui passent chaque jour pour voir si un nouvel article a été posté, ceux qui ne commentent jamais, ceux qui commentent tout le temps et ceux qui posent plein de questions intelligentes.

 

Et même si je parle plus souvent de beauté qu'avant, que les soins pour la peau sont devenus mon dada, je vous promets de vous emmerder avec des billets pleins d'humour qui vous feront oublier le boulot, le bébé et bobby votre chien.

[En ce début d'année je déménage, j'ai eu 25 ans, aucun cadeau pour Noël, n'ai toujours pas le permis, je suis à la recherche d'un emploi, je suis jeune et dynamique, et j'aime le gratin dauphinois.]

 

Et le homard.

JE VOUS AIME ET VOUS GÂTERAI D'ARTICLES

DES BISOUS ET UNE EXCELLENTE ANNÉE PAILLETTÉE À TOUS !

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 23:37

J'avais envie de nostalgie, ce matin.

Sans fioritures.

 

Alors que j'errais dans la maison à la recherche d'une inspiration divine, puis surtout d'une madeleine à tremper dans mon café, on m'a lâché comme une bombe que la starac avait recommencé.

 

http://www.telestar.fr/wp-content/uploads/2012/11/52918550jpeg_preview_source.jpg

 

Il s'est passé un tremblement dans mon petit orteil, j'ai cligné de l'oeil en saccade, je me sentais bancale, j'avais le coeur qui battait la chamade.
J'étais bien en somme mais avec un expression de gremlin qui me donnait un air quelque peu secoué.

Du coup, dans l'euphorie, on a allumé la télévision pour regarder la rediffusion d'une quotidienne.

Et vint la première déception.


J'ai vu que les anciens profs n'étaient plus que des fantômes, qu'on avait remplacé le château par un autre, avec la même butte mais moins de couleurs dans les pièces.
Que le prof de sport ressemblait vachement à Pascal le Grand Frère et que les cours de danse avaient l'air aussi faciles qu'un niveau 1 à Just Dance.

A la fin du programme, il me restait un fait qui me mordait la langue : j'étais incapable de dire si ces jeunes savaient chanter ou non.


Il y avait des espèces de pingouins qui essayaient de séduire des filles avec des ongles en forme de griffes et des tignasses trop longues.

L'atmosphère était électrique, on pouvait sentir la vraie passion (celle pour les jupes courtes) mais au-delà de ça, aucun son ne sortait de leur gorge.

Pourquoi ?


Je me disais que, PEUT-ÊTRE, l'histoire d'amour naissante entre deux personnes prime toujours sur la créativité et que d'être une STAR c'est aussi savoir jouer de son fessier.

Et que sûrement, dans un soucis de toujours mieux manipuler le spectateur, la prod avait choisi de nous montrer des gens torturés par leurs sentiments plutôt que par l'idée de ne pas atteindre la note la plus haute de I will Always Love You.


Une autre génération, d'autres combats.


J'ai donc attendu le prime comme on attend une révélation.

Et là, j'ai entendu des gens chanter des notes qui n'existent pas.

 

Ça a commencé comme un brouhaha incandescent, ça n'en finissait pas de faire exploser les leds de ma télévision tellement les pros son et lumière avaient mis le paquet pour aveugler les cameraman et leurs engins.
Quand j'arrivais à voir quelque chose, ça se dandinait comme jamais, avec un pas vers la droite puis le même vers la gauche, de quoi faire pâlir Kamel Ouali derrière son écran.


Y en avait une qui se prenait à hurler comme si on lui avait coincé le pied dans une broyeuse à viande. Et Amel Bent renchérissait par dessus ce carnage pour savoir si elle avait vraiment mal, en lui disant de surtout "ne pas retenir ses larmes".


C'était indécent de faire souffrir ces jeunes gens, de les laisser s'époumoner comme de petites âmes perdues qui se pensent stars modernes alors qu'ils ne sont que des inconnus.

Il n'y avait pas de talent dans tout ce mic-mac, beaucoup de "je chante comme untel", j'imite cette chanteuse, j'ai de la vibe dans la voix et je t'en mets à chaque lettre de chaque mot de chaque phrase jusqu'à faire de la chanson une montagne russe auditive.

Ils avaient tiré le gros lot avec les présentateurs, la femme blonde ressemblait beaucoup à celle de Sous le Soleil et parlait comme une "améwicaine", avec autant d'extensions accrochées au crâne que Kim Kardashian.

Puis elle était chiante.

 

Quant aux choix musicaux ils auraient pu relever le niveau s'ils avaient été portés par des remixs autrement faits qu'à la truelle et au marteau, sans grande envie de perfection.

 

J'ai zappé dans ma tête et je suis retombée quelques années en arrière, quand je regardais la "vraie" starac.

Celle qui avait un gros budget, un plateau de plus en plus grand, des coachs qui voulaient tellement vendre de la star au public qu'ils n'hésitaient pas à claquer un oeuf sur la tête des candidats, dans un soucis "d'expérience artistique enrichissante".

 

Nikos nous menait tous à la baguette, faisait des pirouettes sur le sol miroitant, et chaque fois ses yeux brillaient comme un soleil grec qui vous envoie du rêve.

 

Je voulais de cette starac là, avec un château remplit de chants, de danse, de candidats qui suent, et tout ce que j'ai vu c'est des jeunes mous comme des moules en mal de vivre.

Je suis déçue.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 21:09

Quand au départ, bloguer était un passe-temps, quand finalement le passe-temps devient un hobby et que le hobby bouffe tout son temps, on se retrouve avec, sur les bras, un bébé bien trop gourmand.

 

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Je le gère mon bébé gourmand, j'organise ma journée pour ne pas y passer ma vie, j'essaye de ne m'en occuper que quand je sais ce que je vais écrire.
Il n'y a pas de prévisions qui tiennent, mon blog c'est l'espace de la spontanéité et si je n'ai rien à dire, je me tais.

Alors oui, parfois je fais des dossiers, qui me prennent plus de temps, ou encore des articles très fournis, mais j'essaye toujours de tout écrire en une fois, et seulement quand je suis bien préparée.
Ce qui me gêne c'est le trop, ce qui m'emmerde c'est le vide.

 

Forcément, quand on a un gosse comme celui-là, sur lequel beaucoup de gens tombent en une journée, on a tendance à regarder ailleurs, à en parler, pour voir si on est pas trop border-line, si on ne dit pas des choses trop dures, si on parle toujours le même langage que la majorité.

Puis finalement, on commence à se déclasser, on vire vers un terrain créatif qui nous appartient, et là ON TIENT son vrai espace, celui où l'on pense qu'on pourra tout dire, tout penser et qui se colore selon nos goûts.

Mais rien ne change autour, c'est comme un quotidien qui se surcharge, il y a des gens qui ont des bébés aussi gourmands que le mien, mais qui font moins preuve de spontanéité, on tourne autour du fictif, du sans intérêt, de ce qui fâche ou laisse pantois.

On commence à être gêné de voir que certains bébés gourmands qui ne parlent pas bien sont plébiscités.

On pense que c'est pas juste, que c'est comme quand le gothique de ta classe avait tapé dans l'oeil de ta prof de français et que t'avais beau porter un tutu vert à fleurs qui crient "CRAZY CRAZY" d'une voix fluette, t'avais toujours des points qui n'arrivaient pas au sommet.

(Depuis j'aime pas les gothiques.)

 

Après la phase de gesticulation, on entre alors dans une toute autre phase, la phase plus pensive du "mais qui suis-je au juste, c'est quoi un blogueur qui se respecte ?"


On est seulement quelqu'un qui écrit, mais la plupart des gens qualifient ce qu'ils font sur leur blog de "loisir", transforment leur espace virtuel en une sorte de chambre si bien décorée que parfois trop de gens y font la fête et tout devient plein à craquer.

On connaît trop bien ce genre d'ambiance, quand une boîte est pleine il y a moins de place pour les mots, il faut forcer le langage pour se faire entendre, ça devient compliqué.

 

Autant que je vous le dise, depuis que je suis semi-blogueuse beauté (celle qui parle de crèmes, lotion et sérum, mais jamais de cut crease, contouring ou 3 dots liner), et que je traîne mes fesses sur d'autres lieux que mon douillet Cocoon, j'ai l'étrange impression qu'on se fout du monde.

 

Je ne comprends même pas pourquoi je m'énerve à ce point, mais ça m'a trituré les neurones tout le week-end, je me suis demandée si, au même titre que les magazines pour femmes, la blogosphère beauté était devenue une sorte de vitrine sans fond.

Il y a des magazines que j'aime pourtant (et pas qu'un peu !), qui sont vraiment d'une très bonne qualité, mais qui sont noyés dans la masses des torche-fessiers et ne donnent pas envie à la femme de se mettre devant un présentoir pour choisir sa littérature hebdomadaire, la qualifiant indirectement de "sans intérêt, irréfléchie et non créative".

Ca me titille le haricot, ça me fait danser comme un caribou qui a perdu la tête, "on passe pour" des idiotes.

C'est fou.
Cet amalgame.

Bien sûr, je sais ce que je vaux, je ne sais pas si c'est du à l'âge, à la carapace que je me forge, à la confiance que les lecteurs m'accordent.
Mais parfois, quand je lis la blogosphère, j'ai l'impression d'être devant un de ces magazines qui font marronnier sur marronnier, sans jamais se renouveler, et qui prennent les filles pour des ignares qui n'ont pas besoin d'infos puisque de toute façon, les jolies images suffiront.

 

Pour tout vous dire, les jolies images, c'est comme les jolies filles, après un moment on a besoin de langage, d'échange.

Sinon ça lasse.

Et c'est à cause de gens comme ça que quand je dis que j'ai un blog d'humeurs et de beauté, qu'on me regarde comme si j'étais une écervelée.
Il faut alors que je creuse, que j'explique mon point de vue, que je défende celui de filles qui font du monde de la beauté un monde aux perspectives nouvelles.

Je reste lucide, j'essaye de toujours avoir la tête hors de l'eau, mais parfois l'atmosphère qui règne sur la blogo me fait penser à un bourbier duquel les vrais talents ont du mal à naître, dans lequel tout se fond sous un même en-tête sans que les regards extérieurs parviennent à voir ce qui a vraiment de l'intérêt.

Il faudrait des pancartes pour savoir où aller même si en connaissant le chemin, on tombera toujours sur ce qui gâche le paysage.
On pourra toujours dire qu'il faut de tout pour faire un monde, sauf que si le tout devient la norme, on va vers l'anarchie.

 

Mais on s'en fout, tu me diras, vu qu'on sera toutes belles avec nos bigoudis.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 19:01

Il y a des débuts de semaines qui commencent comme un boulet qui nous tire vers le bas et il n'y a rien à faire à part attendre d'avoir  touché le fond tout en profitant du paysage marin à mesure qu'on coule.


Parfois ça prend deux jours, parfois moins, c'est alors que je me tourne vers ce qui me réchauffe et que j'aime.

Quand ça se passe couçi-couça, que le doigt de pied s'est cogné à l'armoire, que j'ai un mal de chien ou que le facteur m'a encore laissé un avis de passage, un sourire accroché au visage, je m'en remets au cocooning.

 

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Je crois en la thérapie de la doudoune, qui consiste à toucher des pièces douces pendant toute la journée, à caresser un chat, à sentir son chien, à mettre sa veste à capuche aux contours de fourrure et à se sentir fondre comme des doigts qui s'évanouissent dans la douce matière.

 

Je me suis emmitouflée pour aller me balader un peu, sortir de chez moi et arrêter de penser à la paperasse.

Pour courronner le tout il faisait froid aujourd'hui, on sentait qu'on glissait tout doucement vers la saison des caribous, ni vu ni connu, ça éveillait en moi des envies de cookies mordus par la glace.

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Cette saison, les gens s'habillent de plus en plus en kaki pour être à la mode, et je me dis chaque fois que plus la mode avance plus elle ternit le paysage la plupart du temps. Souvent.

Moi j'aime la couleur crème en ce moment. Et le vieux rose, ou même le parme clair, ce qui flatte le teint et donne envie de mousse sucrée et fondante.

 

Au fur et à mesure de la journée, je pensais à rentrer une fois que j'aurais réglé tout ce que j'avais à faire.
Je ne trouvais rien de ce que je cherchais dans les magasins, je perdais un peu plus mon temps, le retour devenait urgent.

 

J'ai repris le chemin de la maison tant que je pouvais encore échapper à la foule de fin d'après-midi.

Une fois arrivée, j'ai claqué la porte derrière moi, puis j'ai soufflé comme on se soulage.
Mon chien est venu poser se deux pattes sur mes genoux pour recevoir des caresses.

Il ne bougeait pas et me regardait avec des yeux coulés dans de la cire noire.

 

J'ai allumé une bougie, j'ai relancé le feu, puis j'ai souri.

Home sweet Home.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:53

J'ai été élevée dans l'amour des lettres jusqu'à plus soif, l'envie d'escalader l'alphabet, d'arriver à Z et de reprendre par A.

C'était la première révélation évidente dans ma vie, comme une succession d'étoiles qui me menait chaque fois où je voulais.

Je découvrais le fabuleux pouvoir de m'exprimer et je me sentais pousser des ailes, et au bout de mes premières années d'apprentissage, j'étais déjà devenue un lièvre, une spécialiste de la lecture rapide.


J'ai commencé à demander des livres à mes anniversaires, des piles et des piles s'entassaient autour de moi lorsque la fête prenait fin, et je restais les yeux brillants assise au milieu de ces murailles magiques qui soufflaient des contes et des fantasmes à mes oreilles.

J'étais déjà perdue parmi les songes et je ne voulais plus en sortir, quoiqu'il arrive.
Et puisqu'on ne peut rien contre le temps, l'enfant que j'étais a commencé à grandir.


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Au fur et à mesure des années, je me dirigeais un peu plus vers les bouquins plus sobres, moins colorés, aux récits plus compliqués aussi. Le virage est un peu différent, tout coûte plus cher, la littérature se fait luxe du citoyen moyen, on peaufine sa collection, on remplit les trous dans les cartons, on essaye de trouver de quoi un peu plus combler ce manque d'aventures.

 

On s'exile hors de chez soi, on investit des lieu qui sentent le papier neuf et les feuilles qu'on froisse ; les librairies sont des endroits cossus où je me sens à ma place.

 

Je poursuis toujours le même manège, je me traîne dans les rayons, je caresse les couvertures, retourne certains livres, regarde le prix, le résumé, puis le range en le faisant glisser sur la pile.
Il y a des livres qui ont la tranche précieuse, d'autres qui sont plutôt moches à voir.

 

J'avoue accorder énormément d'importance à ce que je vois.
C'est la première chose qui me parle, ça me donne une idée de l'univers dans lequel je m'embarque.

La lecture c'est mon manège enchanté, c'est monter sur un cheval en bois et vouloir faire des tours sans s'arrêter, pour ne pas voir la fin, le moment où l'on devra descendre pour changer de féerie, passer des miroirs multiples à la réalité simple.

Je me projette souvent, quand je lis.
Trop parfois, souvent je me baigne dans les mots jusqu'à être proche d'un autre quotidien, à pouvoir sentir les personnages, me balader entre eux, être dans leur cuisine, à coté de leur lit, pouvoir sentir leur odeur, leur plainte, leur soucis jusqu'en moi.

Il y a peu d'écrivains qui me font cet effet là.

Mais quand ils réussissent ce tout de force, qu'ils renversent la réalité qu'ils nous mettent la tête en bas, les pieds sur terre et la tête dans les nuages, qu'on perd la notion même de SENS et qu'on tend vers un impossible qui devient si réel, alors on touche à la perfection.

C'est ce que je recherche, la valse.
Passer d'un petit pas à un autre, survoler la ligne des rêves tout en ayant un pied au sol.

C'est comme de jouer à la marelle et d'aller plus loin que le ciel.

Il y a tout ce silence autour des pages qui m'angoisse et me rassure, et fait perdurer ces minutes intenses dans ma tête à mesure que j'avance, que je mange un récit.

J'aime tellement ça, j'aime tellement lire.
Même si ces derniers temps je lis moins, je prends toujours autant de plaisir à dévorer un bon bouquin.


♥♥♥

Bon début novembre

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:25

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Mes addictions sont peu paisibles : dès que je vois un produit asiatique d'où qu'il vienne, je deviens foldingue, je crie et m'enfile des sushis à tour de bras.


Si c'est japonais, ça me fait manger des mangas, si c'est chinois je me roule par terre en faisant des câlins à un yin puis un yang, j'ai la force tranquille qui m'évite comme la peste, je suis...UN VOLCAN à l'éruption soudaine.

 

Tout ça pour dire, qu'en magasin, j'ai encore couiné comme une dinde, j'ai un peu (beaucoup) embêté la vendeuse pour savoir toutes les possibilités d'assemblage de ce gribouilleur so sexy sur lequel j'ai craqué aujourd'hui : le bien nommé Kuretake Cocoiro par Zig.

 

cocoiro.jpg

 

Il s'agit d'un corps vide dans lequel on va mettre la mine rechargeable qu'on aura choisie au préalable (version "plume" ou version à bille).

 

1. Les deux parties hors de l'emballage

2. on met la recharge dans le tube

3. on la visse pour qu'elle tienne bien

4. le cocoiro est prêt

 

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Ce qui est étrange, et qui va apparemment choquer pas mal de monde c'est cette "queue" qui ressort comme un poil dans la soupe, ou une pomme dans un cendrier, ça peut gâcher le paysage de certaines personnes.

Mais moi ça ne me dérange pas et je trouve que c'est plutôt charmant (puis, il y a toujours le capuchon pour cacher le tout).

Surtout que la recharge a des petites paillettes partout sur son corps ce qui la rend irrésistible et SO KAWAÏ.

 

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hiver-2879.JPG

 

Je l'ai choisi en couleur framboise mais il y a vraiment beaucoup de choix. Le frostey grey est beau comme tout, et le jet Black aussi.

Pour le reste, c'est une affaire de goût, d'envie girly ou plutôt flashy, c'est donc vous qui voyez celui que vous préfereriez avoir entre les doigts.

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Les recharges à pointe stylo-bille existent uniquement en noir.

Les autres, celles à embout plume, un peu plus compliquées à manier lors de mon essai, sont disponibles en plusieurs teintes d'encre :

 

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Où trouver le Cocoiro de Zig // C'est quoi son prix ?

 

En Belgique : j'ai trouvé ça chez Schleiper à Bruxelles, Chaussée de Charleroi. Vous trouverez les autres adresses sur le site du magasin en cliquant ici.

 

Pour le reste de l'Europe, faites un tour dans votre papeterie préférée (une bien fournie de préférence), sinon rendez-vous sur ce site, c'est celui sur lequel les FDP sont les moins chers.

 

Le prix auquel je l'ai acheté est vraiment dérisoire : 3 euros pour le contenant, et 3 euros et quelques cents pour la recharge = on arrive à une stylo-bille original qui coûte à peine 6 euros et des poussières et est tout doux dans les mains.

 

[Pour ceux qui demanderont, le cahier est sublimissime et ligné et fait aussi partie des achats du jour; c'est une création des Cakes de Bertrand // 5.5 euros]

 

 

J'espère que ça vous a plu.

Des bisous les Caribous !

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:42

Le corps encaisse, comme une vraie machine de guerre, prête à relever tous les défis, les uns après les autres. Parfois c'est vrai, on se blesse, on prend un coup mal placé, mais on se relève toujours et guérit de ses blessures.


 Je ne sais pas trop par où tout a commencé, ça a du devenir plus important avec les années, les changements physiques et hormonaux. Toujours est-il que depuis quelques temps, mon corps a du mal à suivre.

 

Je suis devenue une migraineuse chronique.

 

La migraine c'est héréditaire, c'est un facteur génétique dont on ne peut se dépêtrer.

Ça se développe au fur et à mesure du temps pour enfin devenir un champignon géant qui grignote tout sur son passage sans laisser le temps de réagir : je tiens la version basique de ma mère, et la version ophtalmique de mon père.

 

Tout commence par un malaise un peu diffus, on ne se sent pas bien, on sait que quelque chose d'intense va arriver dans les heures qui suivent et on attend patiemment que mal se passe.

La plupart du temps, ça s'étend, se transforme en masque, me donne l'impression d'être figée de la moitié du visage, d'avoir un masque de douleur.

J'ai déjà suivi des traitements, essayé de me soigner comme je pouvais :


- d'abord on commence avec du paracetamol, comme tout le monde, on augmente progressivement la dose

- on finit par le prendre avec de l'ibuprofen pour essayer de toucher au mal plus profondément

- puis plus les crises surviennent, plus on est abattu, on en a marre, on cherche à sortir de ce cercle infernal mais s'énerver ne fait qu'empirer le problème.

 

On m'a fait suivre un traitement de fond, à base de "vous prendrez un anti-dépresseur, ça aidera à réguler vos phases de stress", j'ai pris dix kilos puis j'allais mieux tout en étant un zombie béat et a-réactif.

 

Un vrai rêve.

Tu parles.

 

Maintenant que je suis sevrée depuis plusieurs mois, ma tolérance nerveuse est très haute, ce qui fait que je réagis bien moins vite à ce qui me dérange, ce qui est un gros mieux.

 

il_fullxfull.307244612.jpg Boutique Etsy

 

Mais, parfois, j'enchaîne les crises, j'en fais quatre sur une semaine sans comprendre le pourquoi du comment.

Souvent c'est le côté gauche qui s'enflamme, celui qui gère la sphère intellectuelle, et me fait alors penser que je réfléchis trop.

 

Et à force de réfléchir, ça empire mes maux.

 

On n'ose même plus se plaindre, c'est un peu comme une maladie imaginaire, que personne ne voit mais qui fait saigner toute une partie de la tête.

Les gens disent parfois que c'est parce que tous les cubes se remettent en place, que les neurones travaillent à de nouvelles connexions, et que la douleur fait partie du processus.
Parfois ils se taisent et ne comprennent pas pourquoi la personne qui subit une crise a l'air aussi hagard, perdu.

La migraine, c'est comme une amie malheureuse, qui me fait rater des jours de ma vie d'adulte, qui me prive de joie et de bonne humeur alors que ce n'est pas ce que je suis au plus profond de moi.

Elle n'exprime aucun mal-être, aucune envie, aucune frustration.

Elle s'immisce dans mes journées comme un serpent capricieux que j'essaye en vain d'éviter.

 

Et à chaque fois, je me fais mordre.

A chaque fois, je prie pour que la prochaine crise soit moins douloureuse.

Mais j'ai mal en attendant.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:14

BONJOUR LE PEUPLE !
Ça swingue dans la casbah ? On se fait des petites crises au boulot, on aimerait se détendre un peu ?

J'ai décidé de commencer un food diary après avoir vu une vidéo de la grosse dingue que j'aime AKA Jarmaine (bah oui à force, j'ai bu quasiment toutes ses vidéos, et même si elle a un grain, elle est SO FREAKIN ADORABLE).

 

 

DONC, primo, son hello kitty book m'a rendue dingo.

Et secundo, il était temps que je me reprenne en main niveau nourriture, parce que OUI, manger c'est bien, MAIS BIEN MANGER, c'est mieux.

Je pourrais être présidente avec un slogan pareil.

 

Présidente du potager, représente.

 

Je voulais commencer ça parce que depuis 4 semaines environ je connais une chute de cheveux un peu plus importante que la normale, mieux connue sous le nom de "THE chute de cheveu saisonnière", et que je HAIS CA même si chaque année c'est pareil.


Une chose en amenant une autre, un chocolat en amenant un autre, je me suis dit qu'il fallait que je me concentre sur mon assiette.

L'assiette de la goumiche


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Je mange en moyenne cinq repas par jour, sans tricher.


Trois vrais repas, et deux en-cas quand je commence à flancher, un vers 11h et un vers 15-16h pour les mêmes raisons.
J'ai un métabolisme plus ou moins rapide ce qui fait que je ne stocke pas trop, que je reste plutôt mince, mais que je suis PAS SOUVENT en bonne santé malgré le fait que je ne fume pas ni ne boive. (I DRINK WATER FELLAS)

 

Mon gros problème ce n'est donc pas la quantité des "repas" que j'étale tout le long de la journée, mais bien ce qui me passe entre les dents à ces moments-là.

 

Bien manger quand on est difficile

 

C'est vraiment pas facile.

 

Je déteste les légumes cuits : je POURRAIS en manger mais c'est plus fort que moi, il y a comme un non-sens entre ma bouche et un vegetable qui est tout ramolli au bout de ma fourchette.

J'aime plutôt ceux qui ont une forme improbable, type l'épinard à la crème, le poireau alakrème, les brocolis ratatinés, et les aubergines alaparmeggianoetsaucetomate.

 

Pour les légumes crus je suis aussi coriace, j'ai plutôt tendance à me rabattre sur le bon vieux concombre, les tomates cerises, la roquette et les carottes rapées.

 

Ah aussi, j'aime les olives, je voue un culte à l'olive noire dénoyautée.


Du coup, vu que je suis assez limitée, je suis plutôt du genre à accompagner tout ça de féculents type croquettes, frites, pain, pâtes, ce qui n'est pas très diététique et réduit totalement l'équilibre dans mon assiette. 

 

Puis le fromage me fait chavirer, je n'arrive pas à résister à l'appel du frometon.

 

Quant à la viande, n'en parlons pas, je fais l'impasse sur les steacks, ça me prend des heures à mâcher quand c'est trop cuit, ce qui fait que je passe vite mon tour.

 

J'aime : le carpaccio de boeuf, les hamburger de veau, les saucisses de poulet, et les chipolatas, le chicken qui vient du marché et baigne dans son jus.

J'aime pas : tout ce qui me fait penser qu'on vient de charcuter la bête type l'escalope saignante, les tripes, le vol au vent, la langue d'un animal exotique, etc.

 

Et pour finir, les fruits.

Ils sont comme des ovnis pour moi, parfois je passe à côté du plateau qui trône fièrement dans la véranda, je lorgne les kiwis et les mandarines et je finis par manger A BANANA, BABY.

 

Je suis une inconditionnelle de la banane, ça se mange vite, ça coule pas, c'est mou, c'est préemballé, bref, je crois que c'est le fruit qui me ressemble TO-TALE-MENT.

J'aime les pommes, en théorie, sauf que je suis obligées de les couper en morceaux (oui je suis incapable de MORDRE dedans), je lui préfère donc de loin une nectarine, bien plus molle et plus facile à manger.

J'aime beaucoup les raisins (sans pépins), les fraises et les framboises aussi.

Mais sinon, je n'ai aucun contact quotidien avec l'orange sauf si elle est sous forme de jus, et sans pulpe.

I'm a child.

Revirement de situation

 

J'ai décidé de noter ce que je mange.

Non pas pour me culpabiliser sur mes deux léos, 5 madeleines, et 3 couques du jour (ce qui m'arrive souvent), mais plutôt pour essayer de VOIR ce que je mange et prendre conscience que la plupart des choses n'apportent pas à mon corps ce dont il a besoin en AJR.

 

Et que c'est sûrement en grande partie pour ça que j'ai la santé aussi fragile.

 

Pour l'instant j'écris ça dans un agenda pourri, j'aimerais bien un bouquin hello kitty mais j'ai pas trouvé ça. Et puis bob l'éponge, c'est bien moins mon trip, du coup je mords sur ma chique en attendant de trouver un grimoire magique qui en jette.

http://www.myfatpocket.com/beauty-affair/wp-content/uploads/2012/06/hello-kitty-peace.jpg

J'ai acheté des compléments alimentaires pour mes cheveux : non pas pour les avoir plus beaux, mais pour les redensifier à la racine et freiner cette perte de poils de tête.

La chose étant peut-être hormonale ou totalement génétique, mais ça me fera pas du mal d'avoir mon apport en certaines vitamines de manière quotidienne pendant 3 mois.

 

Et puis voilà, je me renseigne, je ne suis pas du tout douée en cuisine, je ne compte pas les calories, mais je regarde plutôt à remplacer quelque chose qui est rempli de sucre par quelque chose qui contient moins de sucres mais d'autres choses essentielles dedans.

C'est peut-être l'automne qui veut ça, ou le fait que j'ai été deux fois malade en deux semaines, mais je pense qu'il était sérieusement temps DE ME PRENDRE EN MAIN.

 

PS : je n'ai pas oublié les boissons, mais je bois essentiellement de l'eau tout au long de la journée, et un café le matin (je réserve plutôt le thé pour le week-end).

Les sodas, eux, c'est par crise, ou selon l'humeur, mais c'est plutôt rare que je me boive un litre de sprite incognito, cachée derrière un arbre douteux.

 

Je crois qu'on a plus ou moins fait le tour de mes déboires vitamino-boustifaillant du moment.

 

Et toi, c'est quoi tes résolutions fourchettales ?

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:35

Il fait froid, les arbres crient, les journées sont courtes et les jupes des filles se rallongent.

Quand on sort dehors, on resserre un peu sa veste au niveau du col, on marche plus vite, et puis surtout plus près du sol pour moins sentir le vent glacé sur le visage.

 

Bref, l'automne est arrivé, et je suis enfin soulagée.

 

1. Parce qu'en automne on ressort les pulls moumoute


maille-zara.jpg

C'est comme une tradition, j'en ferais presque une cérémonie avec tout un armada de bougies et de fumée d'encens tellement je suis contente. J'aime les pulls douceur, les pull câlins, les pulls qui ne grattent pas mais te donnent l'impression de te lover dans un cocon qui épouse parfaitement ton corps.

Bref j'ai ressorti mes moumoutes en souriant, traversée par un sentiment de joie extrême.

 

2. Parce qu'en automne, on va pouvoir mettre ses bottes

bootszalando.jpg

A moins d'être une fille ultra-hype, normalement, les bottes, tu ne les mets que quand arrive le grand froid.

Je ne te parle pas des boots, ou des bottines, mais bien des chaussures de pluie, celles en caoutchouc, avec lesquelles tu vas sauter dans les flaques, faire l'intelligente en ne prenant pas garde aux crasses sur le sentiers.

Faut miser sur la botte colorée, celle avec des fleurs, ou des poupées, celle qui égaye la journée des passant rien qu'en nous voyant gambader avec comme un petit lapinou.

Et si des gens trouvent ça ringue, ils ont tort, avec ça au pieds, on peut marcher PARTOUT sans se tremper.

Rira bien qui rira le dernier.

 

3. Parce qu'en automne, on commence déjà à préparer des listes

liste.jpg

Saint-Nicolas, papa Nowel, tous ces machins qui descendent du ciel et apportent de la féérie aux journées qui arrivent. Tout doucement, je commence à écrire mes voeux, mes souhaits, mes wishlists de trois pages tout en sachant que malgré que j'aie été très sage, je ne recevrai pas le quart de ce que je veux (aimerais).

Je vois tout en rouge et argent, j'ai hâte que l'hiver arrive pour amener dans les vitrines toutes ces lumières de fin d'année, ses pompons, ses guirlandes clignotantes.

Je suis déjà gaga avant l'heure, mais j'assume totalement.

 

4. Parce qu'en automne, les arbres perdent leur feuilles

Sans-titre-18.jpgIl pleut partout sur les boulevards des éclats rouge et or, qui s'étalent sur les trottoirs et se font écraser par les pas rapides des passants.
On voit la végétation frémir un peu plus chaque jour, le paysage devenir pourpre, délaissant peu à peu le vert d'un été qu'on a pas vu passer.
Y a des gens que ça fait danser, toutes ces feuille qui volent dans les airs, c'est beau à regarder quand tous ces bouts d'arbres tombent à terre.

Moi ça m'enchante, ça transforme totalement mon quartier, et j'aime bien observer les gens que ça fait râler.

 

5. Parce qu'en automne, on se fait des boissons chaudes

teaa.jpg

C'est sûrement à cette période que le thé me convient le plus, tout comme le chocolat chaud (bien chaud !).

Je ressors le miel pour sucrer mes boissons, j'ai les mains calées autour de la tasse pour réchauffer tout mon corps, et chaque gorgée me rapproche un peu plus du nirvana, j'adore ce genre de moments.

inter-copie-1

J'en ai plein comme ça, des raisons pour m'extasier quand les saisons froides de l'année arrivent : peut-être parce que je suis née en plein hiver, que la neige ou du moins la promesse qu'il en tombe me rend folle de joie.

Je ne sais pas.

Y a des petits bonheurs, comme de voir la buée sortir de ma bouche, dessiner des coeurs sur les fenêtres givrées des voisins, aller me promener tant que le soleil traverse encore l'air frais de sa chaleur, mettre des chaussettes en polar, me rapprocher de plus en plus de mon anniversaire, rester sous la couette en écoutant la pluie tomber.

 

C'est toujours en automne que je suis le plus malade, mais après tout passe, et je suis requinquée pour le grand froid, le vrai, qui arrive avec l'hiver.

 

J'espère que tout va bien chez vous, que vous avez aussi des petits plaisirs d'octobre qui vous permettent de ne pas sombrer dans la "dépression automnale" comme ils disent.

 

Des bisous tout plein et prenez soin de vous.

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:07

Il y a toujours un certain plaisir à se balader dans les espaces qu'on a toujours connus.

C'est comme de croquer la pomme ou de tremper sa madeleine dans le café, ça fait partie de ce qui se répète, qui définit un cadre commun mais rituel, et on s'y sent JUSTE bien.

 

mhlgolg.jpg

Crédit Photo : Elizabeth Gadd

 

Parfois tombe une bûche, parfois tombe un arbre, parfois le champ voisin traîne ses guenilles jusque sur mes terres, ça fait de la boue qui s'écoule mal dans le sol, faut toujours nettoyer après.

Et bonjour si ça sent le purin.

 

J'ai des habitudes.

Une manière de réflechir un peu instantanée, une perte de réflexion au profit de ma vivacité.

 

Ca vient par période cet encombrement des espaces que je connais.

Y a des meubles qui s'entassent, on a l'impression que ça remplit bien le salon, mais encore une fois, on ne vit ni dans la cave ni au grenier, on ne connaît rien des autres que ce qu'ils nous donnent.

 

Moi, je donne ce que j'ai.

 

Comme ça, ça vient directement du coeur, ça passe par les doigts et se transforme en douceur.

Parfois je donne pas, mais tous les gens ne doivent pas être reçus comme si on les aimait, il y a des gens qu'on n'aime pas naturellement.

 

J'ai toujours un peu peur du recul, qu'un jour quelqu'un décide de reprendre toute l'argenterie, les tapisseries, le lit, ne me laisse rien pour m'appuyer que le guéridon de l'entrée.

 

On ne peut rien faire d'un guéridon quand on traîne sans cesse une faille, ouverte aux vents comme les falaises d'Etretat.

Il y a du courant, l'eau qui éclabousse les pieds, et par là, je vais finir par m'enrhumer.

 

On ne fait que revivre ce qu'on a déjà vécu, suivre des lignes qui nous rassurent.

Parfois on tente de danser par-dessus les limites, souvent on s'y tord la cheville.

 

Du coup il n'y a pas de différence entre prendre des risques et risquer d'en prendre, je préfère m'asseoir sous un arbre, me coucher et attendre qu'on vienne à moi.

 

C'est bien plus lâche mais au moins y a rien qui s'écorche, et tout reste en place tandis que les rafales font place neuve.

Un jour ce sera fini, un jour je serai plus forte.

 

Un jour, oui, tout rentrera dans l'ordre.

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