17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 08:54

friendship.jpgJe n'ai jamais fait la bise le soir aux gens de ma famille.

 

Plus qu'une question de principe, je me disais que puisque je les verrais le lendemain, à mon réveil, cela ferait une sorte de boucle qui ne se finirait jamais sur un au-revoir ou ne commencerait pas sur un bonjour, il y aurait ce retour éternel que rien ne briserait.

D'où mon inquiétude à chaque fois que j'allais à une pijama party, où la mère disait bonne nuit, à grands renforts de calins, d'histoire du soir et de bisou sur le front.
J'avais horreur qu'on soit tactile avec moi quand tout ce à quoi j'étais habituée incluait la distance.

C'est un comportement que j'ai qui se retranscrit assez fort dans mon attitude générale, qui donne souvent une impression d'indifférence alors qu'il s'agit plutôt de vivre ensemble un temps donné, en des places éloignées, mais toujours proches par le coeur. 

 

Quand j'étais adolescente, dans la cour de récréation, j'évitais de faire le tour du groupe pour claquer la bise à chaque joue, j'avais mieux à faire.
Puisque de toute façon moi et mes amis avions décidé qu'on était un groupe inséparable, pourquoi se le prouver chaque jour ? Je prenais ça pour acquis, comme quelque chose d'immuable.

Je remarque souvent ces groupes de jeunes gens, bras-dessus bras-dessous, qui crient une famine sentimentale déchirante alors qu'ils sont collés-serrés à leurs copains.
Force est de constater que peu de gens comprennent un comportement qui exclue le contact permanent pour signifier qu'on EST proches, ou qu'on A BESOIN de l'autre, c'est la raison pour laquelle j'ai perdu pas mal d'amis à une époque.

 

Parce que je n'étais pas souvent là, qu'on me reprochait un manque d'implication amicale, qu'on disait de moi que j'étais froide.
C'était un ressenti légitime, mais il se reflétait à chaque fois chez un certain type de personne qui était plus habitué à FAIRE SES PREUVES, montrer à tout prix au monde entier qu'on aime quelqu'un, plutôt que d'être dans la retenue.

Du coup, les années ont passé et j'ai fait des choix.
J'ai appris à me dire que j'étais fondamentalement une handicapée des sentiments, et que si les gens voulait s'intéresser à moi, il leur faudrait faire avec moyennant concessions raisonnables.

 

On prend les gens comme ils sont, et même si on ne change pas leur nature ,

on peut toujours espérer l'améliorer.

Mes vrais amis, sont ceux qui ne me claquent pas la porte au nez quand on ne s'est plus parlé depuis cinq mois, ce sont ceux qui ne font pas d'une misère une histoire hystérique, ceux qui restent dans mon girond sans qu'on prenne forcément de nos nouvelles tous les deux jours, ceux que je retrouve souriants et qui parlent de tout et de rien, ceux qui me laissent ce sentiment de plénitude.

Parce qu'avec eux je connais ce même cycle éternel que quand je ne faisais pas la bise à mes parents, ni le matin, ni le soir, c'est comme une porte toujours ouverte sur une plaine où l'on se retrouve à l'occasion.

Ce que j'aime chez les gens que j'aime c'est leur façon de m'aimer, même si pour ma part, je ne leur montre pas assez.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 13:08

hey.jpgQuand j'étais petite, dans la cour d'école, a commencé à se développer la mode des yoyos.

Un gosse est arrivé un matin avec un engin tout rond qui filait du sol à sa main, de sa main au sol, tendu sur un fil qui le guidait dans sa course et l'envoyait valser en l'air.

On était déjà passés par les Tamagotchis et les Furbys, des jouets assez évolués pour l'époque, mais nous prenait alors l'envie de retourner à nos basiques, à des jeux qui avaient déjà fait leur preuve auprès d'autres générations de gamins.
Ainsi, en une semaine, nous nous étions tous retrouvés avec des yoyos au bout des doigts et ça nous rendait heureux comme des rois.

Le bonheur ça se cache un peu partout, dans le trou à l'intérieur d'une poche duquel on extrait un billet oublié, moi mes petits bonheurs se comptaient par milliers à ce moment-là et étaient empreints de simplicité.

J'allais à la chasse aux escargots dans le fin fond de la France, je mangeais des pizzas généreuses en Sardaigne au bord de la mer, je savourais l'odeur de l'herbe après la pluie, celle du gazon fraîchement coupé, je touchais les vêtements les plus doux d'un magasin, je marchais sur une dalle sur deux dans la rue.

Les moments de plaisirs changent avec les années, ça mature, ça prend une dimension plus sérieuse.
Maintenant que je suis jeune adulte, j'arrête de jouer avec le rouleau de papier toilette dans les WC, je n'aspire plus mes pâtes sauce tomate pour m'en mettre partout en public, je ne retiens plus les blagues, j'ai des soucis et des envies non réalisables.

D'où la petite frustration.

Je regarde l'enfant dans le tram qui mange un paquet de bonbons grand comme ça, sans se faire engueuler par une balance imaginaire, je râle parce que j'ai une trace de bic sur les mains alors que quand j'étais môme, je peinturlurais ma paume avec un magicolor noir sans que cela me pose un problème esthétique quelconque (puis, plus c'était moche plus c'était drôle).

J'éprouvais un plaisir indescriptible à construire une cachette dans les bois à douze ans, à rester sous la couette pour écouter Fun radio tard le soir, je cherchais des recettes pour devenir une sorcière et cela m'électrisait, convaincue que j'étais de pouvoir passer dans un autre monde grâce à un miroir bien orienté.

Alors, parfois, quand je me retrouve devant un donut bien gonflé de crème, je me fais une folie et brave l'interdit de la bienséance, je mord dedans et souffle avec mon nez pour faire voler le sucre glace.
Et toute prise dans mon nuage blanc, j'imagine la licorne qui m'attend pour me ramener chez moi, décorée de bouclettes rose et bleues et pimpante comme une Ferrari toute neuve.

Y a pas de mal à être grand, tant qu'on rêve encore un peu.

En tout cas moi, c'est ce qui fait mon bonheur.


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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:37

pills.jpg

 

J'en parle peu souvent parce que ça me touche de près et que ça rythme plus ou moins ma vie, mais mes migraines sont potes avec des médocs peu recommandables.

Il y a deux ans, après des maux de têtes violents et une crise de spasmophilie, j'ai suivi un traitement de fond, comme ils disent.
Je vais chez un neurologue qui me fait marcher (pour de vrai), prend des mesures, parle avec moi, et après une heure et demie de consultation, me donne une ordonnance toute belle pour un anti-dépresseur quand je me demande encore comment j'en suis arrivée là.

J'ai beau la supplier de trouver autre chose, elle ne veut rien entendre.
Bon.

Je suis les recommandations à la lettre, je deviens un peu déphasée par rapport aux gens, j'ai un temps de retard en début de traitement, du mal à répondre du tac au tac, je mets quelques secondes pour assimiler les informations et pouvoir y répondre.
Les premiers jours sont insupportables, tout va trop vite à la télévision, je suis incapable de me concentrer et j'ai l'impression d'être agitée de l'intérieur sans pouvoir libérer toute cette énergie stagnante.
Il devient étrange de mettre sur le compte du médicament certains comportements, le fait de manger plus, d'être prompt à faire des activités, d'être plus ouvert. Il y a ce qu'on est et ce qu'on vous fait être avec quelques milligrames en plus par jour dans vos veines.
Après un an de grand bonheur, à gober sans broncher cette pilule blanche qui a fini par me faire voir la vie en rose, j'étais devenue une baudruche: de 47kg pour 1m63, j'ai frôlé les 62kg.
Une boulette quoi.

Je ne me suis pas rendue compte tout de suite du changement, on s'en est juste aperçus d'un coup, comme ça, comme si pendant la nuit je m'étais plaqué de la graisse un peu partout sur le corps et que javais trouvé ça joli.
Mon visage avait un double menton qu'on ne pouvait cacher, j'ai donc décidé d'arrêter le traitement parce que je n'avais plus l'impression de me reconnaître dans le miroir et que mes pantalons refusaient les uns après les autres de se fermer.

Sauf que, ce n'est pas si simple de couper le cordon.
Quand on suit un traitement de fond pendant un aussi long laps de temps, l'arrêt progressif entraîne des effets indésirables qui m'ont accablée pendant deux-trois mois : nausées qui me poussent aux toilettes sans vomir, vertiges à chaque pas, chute de tension improvisées, imprévisibles et l'humeur fluctuante.

 

Je n'avais plus trop de crises de migraines, donc je me disais qu'au final, je ne devrais plus repasser par un traitement aussi "lourd" pour une fille en bonne santé, et vu que mon cerveau avait appris à ne pas trop s'agiter pendant une période de stress, je pouvais naviguer tranquillement sur les flots sans m'inquiéter de chavirer.
Le sevrage se passe tant bien que mal, je tangue encore un peu sur mes pieds, mais je suis plus lucide que quand je prenais ma dose quotidienne.
 

Puis rebelotte.


Il y a quelques mois je suis en crise, j'enchaîne des maux de tête, des céphalées de tension et des migraines alternées et le moindre énervement me couche au lit.
Presque en pleurs et plus que pitoyable, j'arrive à joindre ma neurologue qui me redirige vers mon médecin pour trouver un traitement en attendant de la voir.

 

Une semaine plus tard je suis sous bêta-bloquants.
Une horreur.


Le début se passe mal, j'ai le coeur qui pompe trop doucement à mon goût, je marche sur de l'ouate et n'arrive plus trop à réagir en temps et en heure.
Puis je m'habitue petit à petit à vivre comme un escargot et à accepter qu'un coeur qui bat moins vite c'est aussi une solution contre la migraine, que les médecins savent ce qu'ils font.

Effectivement, après plusieurs mois, je n'ai quasiment plus de crise, mais aussi, je n'arrive plus trop à faire d'efforts.
Courir est plutôt pénible, monter ou descendre des marches d'escalier me crève.
Je pèse 55 kg mais j'ai toujours l'impression de ne plus être pareille.

Je décide de voir le médecin, pour lui dire que j'aimerais qu'on arrête de rigoler, que le cirque a assez duré, et que je veux qu'on me dédouane de ce genre de médicament sur le champ.
Si avec l'anti-dépresseur, j'étais dans un bonheur béat et complètement aveugle, le bêta-bloquant, lui, joue sur un terrain plus glissant.

Mes pensées qui jusqu'alors ne s'étalaient que sur du court terme, à me demander ce que j'allais devenir dans un mois, ont pris le large et me font désormais voir ma vie d'un bout à l'autre.
Comme une cage d'incertitude, chaque pas dessine un grand trou noir, je ne suis plus sûre de rien et en doute permanent, rien que du joyeux qui angoisse plus qu'il ne rassure.

 

Second sevrage.
Je suis en plein dedans.

 

Le docteur me dit "vois jusqu'où tu peux aller, et si tu te sens bien à une certaine dose, on continuera comme ça".
Moi je veux que ça quitte mon sang, que ça arrête de jouer avec mon coeur, ma vie, mon cerveau, c'est trop d'enjeux dans un seul cachet.

Je suis d'humeur exécrable, m'énerve à la moindre anicroche, et comme je ne peux descendre les doses que par palliers, je suis contrainte d'attendre avec impatience de pouvoir retirer quelques mg tous les 10 jours en espérant me sentir mieux.
Je suis toujours aussi fatiguée.
 

Dans 24h, je descendrai d'un second pallier, en espérant que mon état migraineux n'empire pas, que je ne doive pas faire trop d'efforts pour garder le cap et que les effets indésirables du manque ne soient pas trop présents.

J'ai écrit ce billet pour que vous réflechissiez à deux fois quand on vous prescrit des traitements de fond : parce que oui, certes, ils vous offrent un confort de vie pendant quelques mois, quelques années, deviennent une béquille, mais il faut accepter que la migraine, c'est un flou médical, que ça inclut trop de choses pour être traité aussi facilement.
L'impression d'être une poule à qui on lance des cachets pour qu'elle ne fasse pas trop de bruit m'insupporte aussi.


On est faible dans ces cas-là, dans le cabinet d'une personne qui a fait des études pour vous soigner.
On pense que tout se résoudra sans encombres, qu'on aura que le bien dans une pilule sans aucun aspect négatif.
C'est faux.

Et ça avait trop d'impact que pour que je me taise.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:23

Alors que,  jusqu'à présent, je profitais pleinement de ma kobo en lisant des ebooks donnés par "des amis" ou tombés dans le domaine public, je me décide, il y a quelques jours, à aller acheter mon premier livre sur le site de la Fnac.

Je vous avais parlé de la marche à suivre dans ma vidéo de présentation de la bête, il faut simplement chercher un titre, le mettre dans son panier sous son format numérique (ebook), payer à la caisse avec une carte de crédit, et hop, le kobo desktop synchronise votre compte fnac avec votre liseuse, et vous êtes parti pour une nouvelle aventure.

Ça, c'est la théorie.
Dans les faits c'est moins simple.

Quand j'étais allée à la Fnac pour acheter ma kobo glo, et être VRAIMENT sûre de ce que je faisais, j'avais harponné un gentil garçon du magasin à qui j'avais posé plein de questions dont celle-ci : "est-ce que j'aurai accès à tout les livres numériques sur la fnac ?" et il m'avait dit que oui, que les milliers d'ebooks n'attendaient plus que moi.

Tu parles (d'ailleurs si je le recroise, je le zigouille).

J'étais devant mon ordinateur, j'ai d'abord essayé de passer à la caisse avec un roman japonais, échec.
"Ce livre n'est pas disponible dans votre zone géographique".

Je me dis que c'est la faute à pas'd'bol, que certaines oeuvres sont sûrement non exportables même sous forme numérique.
Je retente le coup avec un autre titre, même échec.
Je commence à me dire que soit il y a un stûût dans le bouillon, soit je me suis vraiment faite avoir.
Je suis un peu plus énervée que dix minutes auparavant, j'essaye de planter dans mon panier des livres qui ne m'intéressent pas, mais toujours la même réponse.

 

Un peu désespérée, j'essaye de télécharger une nouveauté via un autre site, le site de Kobobooks (lié à la kobo, donc à la Fnac), et là, miracle dans la casbah, aucun problème pour valider mon panier.
Je me dis que c'est trop fort, j'entrevois l'ombre de la supercherie mais j'évite de m'agiter.

Je continue donc mon tour d'horizon sur ce site-là, plutôt que sur la Fnac (qui avait l'air de m'en vouloir) et je me rends vite compte qu'il y a comme une ENORME réduction du choix.
Que ce soit dans les livres récents ou pas, j'ai un peu du mal à trouver mon bonheur, quant au moteur de recherche de kobobooks, il ne comprend tout simplement pas certains mots-clefs, et renvoie parfois à des bouquins dont personne ne veut.

Je suis fâchée.
J'envoie un mail à la Fnac en demandant si j'ai été pigeonne ou pas (enfin, j'ai surtout parlé d'une manière digne) et je reçois une réponse plutôt claire :

"Madame Mona (Grosse Pigeonne),

Nous vous informons que par respect des droits d'auteur et des éditeurs, certains livres numériques proposés ne peuvent être distribués en toute légalité qu'auprès d'internautes situés dans des territoires très précis, à l'exclusion de tout autre.

Par conséquence, d'après l'article 11.2 de nos conditions générales de vente, l'offre de téléchargement des livres numériques est uniquement accessibles aux clients domiciliés en France Métropolitaine.

Cependant, vous pouvez commander des livres sur la plateforme de notre partenaire Kobo (www.kobobooks.fr), sur laquelle vous devriez trouver les même titres.

Le service client reste à votre disposition au 0.969.360.636. (Coût d'une communication locale depuis un poste fixe depuis la France métropolitaine), 7 jours sur 7, entre 08h30 et 22h00.

A bientôt sur www.fnac.com "
pigeon.jpg

Pigeonne !

C'est écrit en grand sur mon front.

Mais en tellement pointu que ça me brûle, je rage, tout ça.
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

C'est bien, c'est (pas) grave, il existe des alternatives à cette mascarade, je vais aller chercher mon bonheur chez les concurrents, faire ma bidouille avec Calibre, et j'en sortirai gagnante.

Mais il serait vraiment temps qu'on arrête de se foutre de la tête des clients : parce que, non contents de m'avoir vendu une kobo à 129 euros + une housse à 30, ils m'imposent kobobooks sur leque j'ai un choix aussi restreint qu'à ma librairie du coin (et encore, elle, elle vend des mangas de qualité), et ce, sans que j'ai été tenue au courant à aucun moment qu'en Belgique, c'est tintin pour avoir droit au millier d'ebooks de la Fnac.

Donc oui, je me sens lésée, abusée par la situation, je me dis qu'au moins, moi, je sais quoi faire pour contourner le problème, mais que plein d'autres idiots d'oiseaux se sont aussi fait prendre comme moi, et que je trouve ça inadmissible.

Alors, la Fnac, il va falloir revoir tes catalogues pour les pays frontaliers comme le mien, parce qu'enseigner aux vendeurs mêmes que nous auront accès à tout alors qu'on n'a que des miettes via un site dépendant, c'est plus que moyen, voire même hypocrite.
Ah je vous jure, j'ai mal au fessier devant autant de non transparence.


Merci la vie,
Applause.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:02

Je ne sais pas comment j'ai fait, mais mon colloc est passé comme un gros morceau pas mixé dans la passoire, et depuis, il ne fait que m'emmerder.

Quand je dis m'emmerder, c'est par gentillesse.
Il pourrait danser la zumba en tenue de clown que, peut-être, ça me donnerait envie de l'inscrire dans une troupe de  cirque pour ne plus le voir ni l'entendre.
Mais non.

Le colloc, déjà,  tu ne le choisis pas vraiment.
Le mien, clairement, ce n'est pas du premier choix, on ne le mettra jamais en tête de gondole dans un supermarché, il serait impossible à vendre.

"Ouais, mais hooo, t'exagères, c'est pas si terrible"


wtf.jpgSi.
Son gros problème à Puduku, c'est le rangement, le vrai.

 

Premièrement, je vide le lave-vaisselle tous les jours, je pourrais même m'en plaindre mais je ne le fais pas vu que ce n'est pas une corvée pour moi.

Ca me vide l'esprit, je prends un malin plaisir à faire du bruit en rangeant les casseroles, puis quand j'ai fini mon ramdam, je laisse la porte de la machine bien ouverte pour qu'il VOIE qu'il peut mettre ses bols et ses machins pleins de crasses dedans.

 

C'est peut-être trop évident.

Il met tout au-dessus en arrivant dans la cuisine, il se croit peut-être au restau et attend qu'une autre personne récupère ses croutons sur le passe-plat.

Du coup en trois jours, il y a un élevage de tasses  pleines de bave qui galope sur le meuble, et ça choque personne à part moi.

A QUOI CA SERT D'AVOIR UN LAVE-VAISSELLE, BORDEL?

 

Il fume dans l'appartement.
Il fume dans sa chambre, il prend un verre d'eau (comme cendrier) avec lui et il fume dans le salon, du coup, ça sert à rien que je m'escrime à sentir la fille en fleur, si dans la demi-heure je puire le parfum "Prout et Clope, éd. 2009".
Ca sent le rance et ça me monte au cerveau.

Il se lève à 13h et dit à qui veut l'entendre qu'il est horriblement crevé (tu m'étonnes, ça fatigue de lever le bras pour finir bourré).
Il va au boulot à 17h en disant qu'il est à la bourre à ses collègues, alors qu'il a rien foutu d'autre de la journée que d'entasser ses assiettes sur un meuble (quand il arrive à se dire "tiens je vais faire un tas") et de jouer à la playstation.

Il est aussi impressionnant qu'une larve sans orifices, il se tortille péniblement, il envoie des signaux du genre "je suis à mon plus haut niveau de boulettitude", et rien que de passer dans son champ de vision me donne la chair de poule.

J'ai décidé de le massacrer le jour où il est parti pour le ski : il avait laissé des sandwichs mous et du fromage à l'air libre, des miettes à s'en coller sur tout le corps, la salle à manger était crasseuse et ses slips pendaient dans un coin dans une atmosphère moite et froide.
J'ai ragé comme jamais.

Ca m'a pris une heure pour tout ranger, parce qu'il pensait peut-être qu'on allait deviser en tout sérénité pendant une semaine avec ses slibards à portée de main.

Toutes ses fringues ont attérit violemment dans sa chambre, et sur le rebord de fenêtre, on a vu qu'il avait besoin d'un bouquin pour savoir "comment faire l'amour à une femme".
 

Frissons garantis (ôtez cette image de ma tête, pitié)


Depuis, je passe à côté de lui comme un fantôme, je réponds par oui ou par non si ça a l'air vital pour lui de converser, et je rapelle mon chien à mes pieds quand je le vois lui faire des papouilles.

En fait je crois que mon colloc Puduku voulait de la compagnie et qu'il se sent tellement à l'aise avec nous qu'il croit que je vais ranger ses affaires comme si j'étais en famille.
Je suis excellente comme femme de ménage mais faut pas pousser bobonne.

Je ne vis pas AVEC lui, qu'il vive avec lui-même, et arrête d'essaimer ses horreurs de vieux garçon partout.
Sinon la prochaine fois qu'il empeste les parties communes, je l'enferme ou lui verse de l'eau froide sur le corps pour l'agiter un peu.

 

Gnark.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 14:47

chiwaj.jpgJ'ai un chihuahua depuis presque deux ans, et pendant tout ce temps, il y a une chose que je me suis refusée à faire : ramasser.

Pas besoin de précisions, même l'idée que le sac fasse à peine barrière entre mes doigts et le petit boudin me répugnait.

Hier, alors que je descendais tranquillement jusqu'à la rue et qu'au sortir de l'ascenseur j'étais complètement plongée dans mes pensées, je me suis fait hameçonner par un policier.

Le genre flamand, qui parle français, la dégaine assurée comme s'il était le roi du coin.

Il me regarde, moi je rentre presque dans son physique, et, alors que je freine des quatre fers pour ne pas lui bourrer dans la brioche, il me lance un bonjour un peu trop appuyé pour que ça soit de la drague.
Boudieu, qu'est-ce qu'il me veut celui-là ?

Il enchaîne :"Vous avez un sac ?... Pour le chien. Vous avez un sac ?".


Non contente d'avoir fait un tour sur la lune tellement j'étais plongée dans mes pensées abracadabrantes (style moi à dos de poney rose), je lui sors un peu offusquée : "Comment ça, un sac ? Il peut pas se balader comme TOUS les autres chiens mon chihuahua ? je comprends qu'il soit petit mais il a aussi droit à sa liberté, QUE DIANTRE, JADIS, NAGUERE, ET..ET.. SAPERLIPOPUTE !".

Le flamand a pas l'air content, je m'emporte encore un peu, j'en rajoute et étale la confiture à outrance histoire de bieeeeen montrer que malgré sa race, mon chien envoie du pâté.
Puis je comprend, je percute, en plein dans le mur.

Il répète : "NON MADAME, un sac !".
Dans ma tête je hurle "ça va ho, je viens de piger !"
Tilt en haut du cerveau, le franc tombe jusqu'à mes pieds et je fourmille de honte.

 

Je m'excuse profondément quitte à m'enterrer sous les pavés, et lui dis que je vais chercher ça tout de suite.
Lui m'assène un dernier coup de massue histoire de se faire plaisir : "Et prenez-en trois, c'est le minimum obligatoire, sinon c'est la prune".

Là j'ai envie de lui envoyer que mon chien fait des saucisses de la taille d'un carambar et qu'avec trois sacs j'en ai pour un an à tout remplir.
Puis je me dis que j'ai assez fait la guignol comme ça, et qu'il faut VRAIMENT que j'aille me cacher cinq minutes chez moi (genre, entre le frigo et l'armoire à biscuits).

Petit signe de tête pour la politesse, je remonte à l'appartement en traînant des basques.
Le temps que j'aille chercher le pendouilloir en forme d'os "distributeur de sachounet pour petit clebard", la vieille du dessous a eu le temps de faire descendre l'ascenseur à son étage.

Depuis deux semaines, elle joue à le ramener à son palier à chaque fois que je le prends.
Elle m'espionne comme un vieux rat et quand je rentre elle reste dans l'encadrement de sa porte pour écouter tout ce qui se dit.
Une teigne.

Bref, je suis retournée en rue avec mes cinquante sachets, avec l'impression que tout le monde se disait "ça y est, aujourd'hui, elle va le faire, elle va ramasser".
Sauf que non.
Mon chien fait bien le boulot tout seul, en fait : une fois qu'il a fini, il gratte la terre comme un forcené et envoie tout valdinguer à plusieurs mètres.

J'ai un chihuahua qui a le souci du rangement, et je me vois mal essayer d'attraper ses crottes au vol.

Je pense que lui et moi on pourrait battre le record du duo femme-chien le plus comique en rue.

J'assume même si c'est pas drôle.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:25

bull.jpgC'est alors que je servais des gens que je me suis rendue compte que les hommes réagissaient comme des chiens : c'est la personne qui leur apportait la nourriture qui recevait toute leur attention.

 

Ils me décernaient la clef du divertissement, je me gargarisais de compliments, et en l'espace de dix secondes une bande de rustres était devenue aussi docile qu'un troupeau mené à la baguette.

 

Facile.

On pourra dire ce que l'on veut, mais s'il y a bien une chose que la majorité des femmes possède et que les hommes ne comprendront jamais, c'est l'intelligence sociale.

 

Il suffit de se poster à sa fenêtre et d'observer.
Souvent les femmes amènent des compromis, font des détours pour mieux arriver à leur fins.

Tandis que les hommes sont concentrés sur une cible, et si un arbre se place entre eux et le but, ils s'obstineront, buteront sur un sapin jusqu'à ce qu'il tombe et que la vue soit à nouveau dégagée.

Je ne fais que des généralités.

Ainsi, l'homme était tout heureux de recevoir son breuvage et m'apprenait qu'il était juge dans la vie, ou père de famille qui se mettait à ne travailler que le soir, ou qu'il avait déjà été à l'étranger, ou que son prêt immobilier s'élevait à autant.

Tout leur sortait de la bouche comme des petits gâteaux.

C'était si facile d'avoir des informations sur leurs habitudes de vie, pourquoi ils étaient fatigués, s'ils étaient du genre économe ou dépensier.

Cela m'a amené à réfléchir sur ce qu'on donne.

Je fais partie des gens qui observent, ceux qui sont toujours sur le perchoir, dont on arrive à avoir les contours et non le contenu, parce que souvent je dis non, ou oui, et la personne s'énerve, ne creuse rien.

J'épie un peu aussi.

Mais il y a des gens qui donnent tellement, qui se laissent aller à parler au premier inconnu qui passe, qui ne choisissent ni le moment ni l'instant pour aborder un sujet comme la guerre de deux adolescents à la maison.

 

Tout sort en flot d'une bouche dont ils peinent à refermer les barrières, et finalement, ils laissent derrière eux un tas fumant d'histoires emmêlées et un peu trop personnelles.
Comme quand les chiens marquent leur territoire.
Qu'ils posent leur empreinte un peu partout pour montrer qu'ils sont là.

Il s'agit moins d'hommes que de personnes qui se lâchent et la limite entre la décence et l'indécence de se livrer à ce point devient si faible qu'elle est dérangeante.

Parce dans ces discours de comptoir il y a souvent de la plainte.
J'aimerais qu'on se plaigne du bonheur, qu'on me dise "j'ai vraiment trop de joie sur les épaules, des gens qui m'aiment, je reçois énormément d'attention".

Toutes ces confidences qui se finissent en une dernière gorgée avant de partir, valent-elles la peine d'être aussi tristes ?

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:13

C'est dingue ce que ça émoustille, ça traverse mon pied comme ça, un matin, et ça remonte jusqu'à mes coudes, mes épaules, mon cerveau.
D'un coup d'un seul je suis énervée, secouée de la tête aux pieds.

http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20110816105658/disney/images/e/e1/Cheshire_Cat_KHREC.png

Ce genre de journée, c'est le genre que j'aimerais fuir mais tout le monde sait bien que les sans-joie-sans-peine-days sont des jours qui n'en finissent pas d'accumuler leur lot d'idiotie.

Au début, je me prends un clou du parquet.
Ca paraît idiot, il dépasse depuis qu'on a emménagé dans l'appartement, mais aujourd'hui, mon pied a décidé de prendre chaque virage sur la pointe, ce qui fait qu'au bout de dix passages je rumine, mais le clou reste figé.

Puis c'est au tour du wifi de monter un spectacle, il buggue.
J'essaye de capter tant bien que mal, je m'assois, me relève pour aller me faire couler un café pendant qu'une vidéo de 3mn30 charge sur mon ordinateur. (Dans mon monde, rien sous les cinq minutes ne mets autant de temps à charger)

Je me reprends le clou, je râle.

 

Comme c'est trop bête de s'arrêter sur une si bonne lancée, je décide de faire scandale au téléphone.

Parce que Nature & Découvertes, c'est surtout la jungle et le chaos d'une route mal éclairée, et qu'après trois semaines d'attente pour un globe de remplacement pour mon diffuseur d'huiles essentielles, je me dis que j'aurais eu le temps de me faire livrer un éléphant du Katmandou avec fanfreluches sur les patounes et clochette au bout de la trompe. (Dumbo, je t'aime)

L'homme qui me répond a l'air hagard de la langue (à mon avis c'est possible), il traîne du verbe, me répond qu'il va chercher, "pour voir si mon bon de commande est toujours-là". A ce moment là, ma langue à moi à déjà fait 8 tours et ricoche un peu trop sur mes dents pour décocher une flèche de haine.
Cinq minutes supplémentaires d'attente au téléphone.
Il me dit qu'il me prépare le globe d'une autre cliente parce qu'elle n'est pas venue le chercher. Donc en plus de me donner les restes, on me fait passer pour une rapia.
Ma vie est incroyable.

A midi, je décide d'aller dans une parfumerie aider ma soeur à choisir un parfum.

La vendeuse est gentille puis commence à lentement dévaler sur la pente de "je fais ma crise de la ménopause pendant que tu me causes" parce qu'on ne parvient pas à trouver une fragrance convenable.
Après un long débat sur le fleuri pas fleuri, et le fruité qui grimpe dans les narines, on décide de retourner à l'air libre se mêler au peuple et oublier l'agacement.
Je fais valdinguer mon chien, il passe lui aussi une journée de merde à tenter le côté gauche du trottoir puis le droit tout en déroulant ses cinq mètres de laisse, obligeant les passants à gromeler et moi à faire du gromelage intense en retour pour leur faire entendre que : je laisse la liberté à mon chihuahua de marquer son territoire comme un grand, et que si madame bigoudi veut se plaindre, elle a qu'à se dandiner de l'autre côté de la rue.

 

Passe une heure, rien ne change.

Je prends les transports pour me rendre en ville.

 

Chez Nature & Découvertes je zoome sur le mâle que j'ai eu au bout du fil.
Il me sort un globe emballé dans un bête papier bulle, sur le ton d'un "voilà" un peu trop simple.
Je lui dis que je dois traverser Bruxelles et qu'il est hors de question que je paye pour une boule en verre ainsi protégée et donc potentiellement plus cassable que la moyenne des produits environnants.

Il rajoute deux couches de papier hyprafin vert par-dessus en me disant qu'il n'a pas de carton.

Dans un magasin. Il n'a pas de carton.
Pas de carton.

Right.

Je sors ma carte de banque pour en finir pendant que la vendeuse (déjà repérée lors de ma visite précédente, les yeux aussi vides que le néant) me demande pourquoi je fais ça.
Pourquoi je fais quoi ?
Je lui réponds à la limite de l'agacement qu'étant donné que j'achète un bien, je suppose qu'il faut que je le paye.
Elle bugue comme mon wifi.
L'homme me demande d'attendre pour valider mon achat, parce qu'il n'y a pas de code-barre.
Encore, je perds du temps.

Je commence à visualiser le bouchon qu'on pousse un peu trop loin, je vois les côtés qui se distendent, l'imminence de l'impact.
Puis je règle, et je pars.

Dans le bus, il y a des sièges à une place et demie.
Comme des deux-places tronqués.
J'oublie qu'il ne faut jamais s'asseoir là, je le fais quand même, et me retrouve, un arrêt plus tard, avec une femme à la générosité aussi large que ses fesses qui me plaque contre la fenêtre.
Je m'obstine, je reste assise, en poussant un "oui mais bon" avec un air bien appuyé de sardine embêtée.
Mémé, mammie, je suis énervée.

Sa cuisse est collée contre la mienne sur une bonne trentaine de centimètres et je commence à comprendre pourquoi je rumine depuis la matinée.
Il y a trop d'intrusion dans ma petite bulle.

Ca se bouscule dans ma tête et tout ce qui m'entoure chamboule mon ordre d'idée.
Je perds le fil, on coupe mon fil, la pelotte s'emmêle, je trébuche, tout le monde s'en mêle.

Finalement, sur le pas de la porte on m'achève avec une histoire de (fond de) soupe que j'ai jeté la veille.

Alors, après deux heures d'agacement, je me dirige tout droit vers le clou, je décide que ça commence à bien faire et de sa mise à mort.
Je vais prendre des ciseaux dans la cuisine et l'extrais du sol dans une valdingue incroyable.

Direction poubelle.

Un emmerdeur en moins, un.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:33

Parfois.

mossk.jpg


Un matin, tu te réveilles en parfaite harmonie avec la nature, la bouche pâteuse comme de la boue et les cheveux en compétition avec un buisson mal taillé.

Tu sors ton chien, tu t'habilles, et tu penses que tout roule comme sur des roulettes jusqu'à ce que tu arrives au boulot.

En somme tu y vas parce que t'aimes bien les clients, le contact humain, la lueur amusée dans leurs yeux quand tu places un blague au bon endroit dans la conversation.
Bref, tu gères le côté social avec les gens normaux, civilisés et dotés d'un brin d'humour.

 

Puis arrive Mégère.
Blonde, petite, la trentaine, un enfant un peu à l'ouest collé à ses basques.

 

Elle, elle s'est levée ce matin en parfaite harmonie avec la population des moustiques, et à décider de piquer tout ce qui bouge et tant pis si ça fait mouche.
Donc, Mémé a dégaîné sa raquette pour taper de la balounette sur le terrain et s'est présentée au bar comme une actrice en manque d'attention.

Tandis que je branche mon regard sur elle comme on allume un projecteur, elle me lance dans un soupir :

"Je vais sur le terrain quatre".

Ah mais oui mais non que je lui réponds.
Je poursuis en lui disant, toute confuse (mais souriante)(puis cordiale), que je l'ai mise sur le terrain du bout parce que les trois premiers sont occupés et qu'un monsieur vient de descendre pour prendre le quatrième.

Sur ce, elle me réplique que si il y a des stages il faut le noter sur le site, en se fendant d'une moue adorable qui fait concurrence à la mienne.

J'essaye de rester calme en lui expliquant que je gère et que si il n'y a a pas assez de terrains disponible, je bloque ceux qui restent pour permettre aux joueurs de pouvoir respirer aisément pendant le jeu-set-match.

 

Ca n'a pas l'air de la satisfaire.

Au fur et à mesure de la conversation, sa mâchoire se crispe légèrement, ses mains se resserrent sur sa raquette mais elle reste lumineuse.

La faux-cul en ensemble du dimanche envoie des fleurs avec ses yeux tout en crachant du venin.

 

Elle commence une tirade, me pousse dans mes retranchements pour essayer de me faire réagir, me fait passer pour une idiote complètement allumée tout en essayant de m'épingler sur son mur des trophées de la journée.

 

Je reste diplomate, l'informe que je ne suis pas webmaster et que ce dont elle parle dépasse mes compétences en matière de maintenance de site internet (oui parce que mettre une banderole à paillettes pour dire qu'il y a des courts occupés par des enfants, je ne vois pas en quoi ça la regarde, ELLE A QUAND MÊME UN TERRAIN grâce à moi, bourdel).

Re-sourire émail diamant.

Faut pas croire que ça l'a laissé coite, mais au moins, ça l'a motivée pour m'abandonner et descendre sur le terrain.

Elle m'a lancé un dernier sourire trop brillant pour l'occasion et s'est tournée vers la porte.

Elle n'est pas blonde en fait, elle est châtain.
La lumière lui joue des tours au moustique.

[NB : deux fois qu'elle passe et qu'elle me fout en rogne, la troisième fois, je lui joue le rôle d'une serveuse ivrogne. Juste pour rire]

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 20:15

Le lendemain du nouvel an, tout le monde a changé de tête.

Il y avait des rayons de soleil qui passaient à travers les arbres et le ciel était bleu, mais avec chaque passant dans le paysage se dessinait une ambiance au ralenti.

Comme une tendance à ne pas vraiment avoir envie de marcher vite, de crier sur son téléphone, ou de s'énerver parce que le tram n'est pas à l'heure alors qu'il n'y en a pourtant que un toutes les vingt minutes.

Non.

2013 a peint sur les visages des passagers un air béat tandis qu'ils regardaient par la fenêtre les voitures défiler sur les routes.
Un homme en vert virevoltait sur les touches blanches d'un passage pour piéton en souhaitant la bonne année à deux coureurs prétentieux déjà partis, vite.

 

Les portes s'ouvraient et se refermaient sur des manteaux fripés et des tenues extravagantes, j'avais l'impression déjà de ne plus rien avoir dans le ventre.

Sauf un peu de peur.

 

Parce que 365 jours c'est grand, mais ensuite, mises bout à bout, les années font une écharpe qui coule autour du cou comme un festival coloré dont on aimerait bien se défaire mais sans pouvoir s'en passer.

 

Je ne prendrai pas de "bonne" résolution en fait, parce que de toute façon je ne les tiens pas.
Aujourd'hui, je suis juste rentrée chez moi.

 

Et j'ai dormi.

 

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