7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 08:21

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"Je suis une fille de papier, roulée dans le papyrus, je hume la feuille, je la sens fléchir sous mes doigts, le plaisir tactile fait partie de mes sens les plus aiguisés.

Toucher un livre et je suis comblée."

Il y a deux ans encore, j'avais ce genre de discours, complètement obnubilée par le pouvoir du papier sur mon psychisme, une droguée de l'écrit, du ressenti, de la matière.

Quand j'ai découvert les liseuses, j'ai d'abord eu un mouvement de recul, une pulsion de vie qui m'empêchait de me pencher sur le sujet, un désintérêt qui s'est vite mué en complète fascination, j'ai la volonté d'une gosse quand je veux.

J'ai mis un an à me décider à acheter ma kobo, je me sentais comme une chrétienne qui vient de commettre un péché, un ver dans une pomme, une verrue sur un pied, je pensais que d'une manière ou d'une autre j'allais tuer le papier.

 

 

A l'époque, les premiers jours se sont bien passés, j'avais une sorte d'engouement progressif qui s'est transformé en addiction, je sortais ma liseuse au moindre arrêt de bus, en attendant le train, mes mains glacées dans les gants la buée dirigée vers l'écran, je restais dans ma bulle sur un bout de quai.

 

Puis, une fois mon "stock d'e-books" fini, j'ai été confrontée à la plate-forme de vente d'epub. Qui dit plate-forme dit lieu sans personne pour te conseiller, pas de libraire, pas de discussion autour des romans, beaux-livres, pas de tergiversation dans les rayons.

J'ai eu ma première déception avec la Fnac, ayant acheté leur appareil pour spécifiquement disposer de leur bibliothèque en ligne, je me suis vue refuser l'accès parce que "les résidents belges n'ont droit qu'au catalogue kobobooks". J'ai mis des mois à digérer l'entourloupe, en choisissant de méthodes alternatives pour faire un pied de nez au système. Cliente oui, mais pas pigeonne, le site kobo n'offrait qu'un choix réduit, et à l'heure d'aujourd'hui, sa fonction recherche est toujours aussi bancale qu'à ses débuts, rédhibitoire.

 

 

Avec le temps, mon avis sur le sujet devenait un argumentaire à la faveur de l'objet quand j'essayais de convaincre quelqu'un du bien fondé de ce nouveau-né dans l'univers culturel européen.
Un petit bout de plastique, plus esthétique et pratique que nostalgique qui était devenu, en quelques jours seulement, mon compagnon de banc public.

 

Une petite technologie pratique qui a abattu mes idées reçues une à une:

 

  • tu perds tout plaisir sans papier à froisser : ça dépend des points de vue, je trouve qu'à force d'avoir pu personnaliser la typographie et l'interligne, j'ai entre les mains un écrit qui se lit plus facilement parce que je lui ai donné une forme plus personnelle. Donc le confort apporte une autre dimension.
  • au fond, ça revient au même que de lire sur une tablette : NON QUOI, une liseuse n'a rien à voir avec une tablette, l'e-ink ressemble énormément à l'encre papier, pas d'écran qui brille (sauf pour certains nouveaux modèles) et pas d'autonomie en berne après 3h. On oublie le net on se focalise sur le récit, pas de "bip" ou de "tuut" qui t'interrompent toutes les deux minutes, sans compter que la lumière bleue des appareils connectés éveille quand la liseuse n'influe pas sur le sommeil
  • je trouve ça cher pour ce que c'est : ça dépend ça dépasse, si tu lis un livre par an, sûr que tu n'es pas le bon public, mais si, comme moi, tu en lis au moins un à deux par mois, voire plus, l'engin pourrait très bien te servir
  • on ne peut pas annoter, gribouiller des infos dedans : en fait si, tu peux le faire directement sur une liseuse, même marquer des pages
  • un livre ne meurt jamais : en réalités, les écrits ne meurent jamais, les bouquins, eux, finissent par pourrir, sentir le vieux grenier, vieillir tout simplement
  • la technologie tue la nostalgie : la nostalgie reste ce mouvement régressif qui nous retient vers l'arrière quand on tente d'avancer. Il faut savoir manger les madeleines de Proust et ne garder que les plus précieuses, une fleur vaut mieux qu'un bouquet tu sais

 

Les gens sont effrayés, pensent que le livre électronique annonce la mort du livre papier (hum), alors que finalement, même en étant une addicte de ma liseuse, je n'arrête pas pour autant mon achat de bouquins physiques.
 

 

Pour le plaisir de remplir ma bibliothèque, d'avoir des collections complètes, de posséder l'oeuvre d'un auteur, de se rappeler en un coup d'oeil, je suis née dans une bassine remplie de journaux, j'ai de l'encre sur les doigts et le parfum d'une imprimerie qui me colle aux naseaux.

 

Je n'oublie pas d'où je viens, et je pense contribuer au partage des paroles d'un écrivain quand je conseille une lecture à un ami, quand je glisse dans une conversation qu'il y a des auteurs à découvrir.

Je suis une lectrice sur liseuse pourtant je ne me considère pas comme une dissidente dans le monde littéraire, je me cultive, d'une manière plus nomade, plus rapide, plus pratique, mais JE LIS.

 

Au fond, la nouveauté divise toujours, mais dans le débat électronique versus papier, est-ce que quelqu'un a pensé à ne parler que du récit commun aux deux supports ? 

 

C'est l'histoire qui importe, le reste se lie aux souvenirs d'une époque dont on vient, où le tout papier avait ses droits.
Je préfère me dire que je suis la lectrice d'une période transitoire, vu que dans 30 ou 40 ans, nous lirons sûrement la majorité des contenus sur des supports électroniques.

Un mal pour un bien, on tue moins d'arbres, on vit plus vite, mais quand je m'assied avec mon bouquin numérique, je profite du moment avec une tasse de café ou de thé fumant.

 

Pour ça, rien ne change, je me sens bien dans ma bulle, fantastique interlude dans un quotidien pressé, et qu'on ne vienne plus me dire que je suis une paria, une lectrice de seconde zone.
Ce serait mal me connaître, m'offenser.

Je suis une lectrice comme les autres.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 18:37

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Quand  j'étais gosse, j'avais droit aux fêtes d'anniversaire bien orchestrées, avec déballage de cadeaux en public sous les "ho" et les "ha" amusés des adultes qui étaient venus trinquer et, accessoirement, laisser leurs mômes gambader avec moi.
Je ne demandais jamais rien, je laissais les invités m'acheter ce que mes parents leur suggéraient, et je recevais toujours des bouquins (les piles faisant ma taille en fin de soirée), pas de surprise en perspective mais j'étais heureuse comme un ange avec un sourire plaqué sur le visage.

Jusqu'au jour où quelqu'un a décidé de sortir des sentiers battus et de m'offrir des patins à quatre roues multicolores qui faisaient penser à Elmer en pleine crise d'indigestion, j'ai donc regardé l'assistance avec l'air dégoûté d'une gamine difficile et j'ai lancé un "j'aime pas !".

"Moh Mona, on ne dit pas ça !"

Heureusement que ce n'étaient pas des chaussures, sinon on m'aurait sûrement obligée de les mettre (remarque, j'étais une adepte des godasses aux diodes intégrées dans la semelle et qui s'activaient à chaque fois que je posais le pied à terre, on ne peut pas tous être fashion à 8 ans, mais je pensais que j'avais la classe internationale).

Tout ça pour dire que depuis ce jour-là, j'ai commencé à vouloir des choses, profondément.
A choisir ce dont j'avais envie, pour mon anniversaire, devant le stand de churros d'une fête foraine, quand je devais cocher latin-sciences ou sciences-éco, j'avais déjà tracé les contours d'un avenir immédiat.

Madame oui-non en puissance, sans quartier, qui dit ce qu'elle pense avec des aveux de plus en plus affirmés avec les années.

Et avec les désirs viennent les obsessions.

J'avais entendu que Bobbi Brown avait sorti un nouveau livre, Everything Eyes, et après plus d'un mois de patience, je l'avais enfin reçu chez moi. En bonne mono-maniaque de la marque, je m'attendais à quelque chose de fabuleux, une petite bible de la beauté riche en découvertes, même sur les basiques.

Mais une fois le colis ouvert, je l'ai rapidement feuilleté et s'est passé la même chose que lorsque j'ai reçu mes patins moches à la roue en gomme rouge, j'ai dit "j"aime pas, bordel", et j'ai un peu râlé.

 


Everything Eyes

 

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Le bouquin se compose de trois parties :

  • une qui englobe les basiques, comment appliquer son correcteur, le choisir, tout ce qui concerne les fards à paupières, les sourcils, l'eye-liner, les cils
  • une autre qui regroupe des looks
  • et enfin, celle qui aborde le grand sujet des lunettes (parce que Bobbi est une grosse bigleuse)


Les basiques

 

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Après une présentation des pinceaux nécessaires au maquillage des yeux et des conseils pour ne pas se lever avec l'oeil qui mime un coquard, on passe aux fameux basiques.

Loin de moi l'idée d'être une pro, j'ai très vite passé cette partie étant donné que je n'y ai strictement rien appris, à part dans la partie sur les liners et leurs différentes textures, le reste faisait office de rappel et était franchement redondant.

Avec des phrases comme "le recourbe-cils est génial pour ouvrir le regard. Ne l'utilise pas sur des yeux qui ont déjà été couverts de mascara", c'est comme m'expliquer que A est la première lettre de l'alphabet, il y a des choses qui tombent sous le sens que diantre.

 

 

Les Looks

Au cas où vous ne sauriez pas qui est Bobbi Brown, il s'agit d'une femme qui a inventé sa propre ligne de make-up dans l'optique d'offrir aux consommatrices des produits qui puissent leur permettre d'améliorer leur canevas naturel, et non de se maquiller comme des voitures volées.
Cette approche se retransmet énormément dans les photos des looks de ce bouquin vu que la plupart des photos sont extrêmement réalistes, et n'évoquent pas la retouche.


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Un bon point qui apporte un plus et rend les modèles encore plus jolies. Ceci étant dit, sur les 10 looks proposés, il n'y a que le smokey (cf. photo) qui sort du lot, le reste s'attardant trop sur le liner à toutes les sauces sans vraiment aborder le cas des différentes formes d'yeux dans les cas pratiques (une seule photo pour la forme asiatique).

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Les Lunettes

 

Je suis myope depuis mes 8 ans, donc le sujet me concerne plutôt de près, mais j'imagine qu'une personne qui n'a aucun problème de vue va trouver étrange de voir Bobbi jouer à l'oculiste en t'expliquant comment choisir tes lunettes, leur couleur, leur forme, et le maquillage qui va avec.

Je pense que cela aurait eu son sens il y a trois ans, quand tout le monde portait des fake pour se donner du style et passer pour hype, maintenant c'est devenu ringard.

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A la fin de la section on trouve quelques idées pour que nos yeux ressortent bien derrière les vitres, mais BB a un peu bâclé le sujet, vu qu'elle voulait vraiment me faire comprendre qu'elle aurait voulu faire opticien chez Pearle et non maquilleuse professionnelle.

Elle a pris le sujet avec un tel sérieux qu'on a droit à une histoire de la binocle en accéléré, un flash back dans l'enfance de Bobbinette et toutes les lunettes qu'elle a pu/du porter depuis son adolescence jusqu'à la création de sa première ligne d'eyewear.


En parlant de sa collection, elle la présente en long et en large en mettant certains modèles en exemple pour bien signifier que "si tu as un visage rond, il te faut des cat-eye comme sur la photo".

Les gens ne sont pas idiots, mais le placement de produit a son petit effet vu que même pour mon cas (la tête ovale), elle aurait pu me convaincre de jeter mon dévolu sur une magnifique paire rose pâle si j'avais eu une bourse plus remplie.
Damn.

 

Je n'aurais jamais du acheter ce bouquin...à mon âge

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Quinze euros plus tard, ce livre ne m'a rien appris, ni sur la vie, ni sur mes habitudes, ni sur mes yeux.
Je reste sur ma faim, sans avoir vraiment pu découvrir des astuces
que j'ignorais jusqu'alors ou des petits secrets pour rendre le regard éblouissant, il manque des idées de MU de fête au milieu des looks vus et revus.

 

Je me trouve toute bête, débutante que je suis, à me dire que finalement, j'aurais bien aimé le recevoir à un de mes anniversaires, quand dix ans plus tôt, je commençais à me maquiller et m'appliquer des sclotchs de crayon noir dans la muqueuse du bas et du haut.
Sale Emo.

Oui, je suis sûre qu'ado, j'aurais dit "oh merci !" à un cadeau comme celui-là.

Il y a une gamine en moi qui me serre bien fort dans ses bras tellement elle est contente, mais ça n'a pas suffit pour me conquérir.

 

Des bisous les Caribous ! 

Edition originale (en Anglais)

à 15 euros sur le site de la Fnac

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:15

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Quand j'ai commencé à faire ma goumiche et à m'intéresser à la peau et ses mouvements (flexion de la bouche, clignement de l'oeil, point noirs à volonté), il a fallu que je me renseigne.

Dans n'importe quel domaine, on vous tiendra le même discours " si tu veux parler de patate, cultive la pomme de terre". J'ai donc organisé mon potager et commandé plusieurs bouquins qui m'ont beaucoup appris depuis et que je consulte encore régulièrement pour ne pas dire de conneries et me rappeler si une huile essentielle particulière convient pour une peau réactive, ou si les parabènes c'est le mal.


Ma bible en trois parties

Le number one : La vérité sur les cosmétiques

 

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Rita Stiens, l'auteure, est à considérer comme une personne très éclairée qui charcute les codes et appelations chimiques pour les rendre plus clairs aux yeux du consommateur.
Quand je me suis procuré cette édition de 2012 (mise à jour régulièrement), j'étais au commencement du blog, je n'y connaissais rien, et dans ma recherche de vérité et de réponses par rapport à la jungle cosmétique, j'avais envie de faits claquants bien imprimés sur le papier.

 

Ce qu'on y trouve :

  • tout ce qui concerne les labels et les certifications européennes : sur son site on peut trouver un codage avec des petits smileys, qui classifie les ingrédients des plus bénéfiques à ceux qui sont douteux
  • on y parle des différents champs de la cosmétique : naturelle, bio, traditionnelle, de quoi avoir une vue d'ensemble sur le secteur
  • on y parle de la peau, à quoi sert un sérum ou une crème, ce que sont les actifs efficaces en cosmétique naturelle
  • des produits pour le corps, les cheveux, de ces ingrédients jugés contestables dans les produits du commerce

Chaque catégorie propose l'analyse d'un produit de base avec une explication des composants et leur action au sein du soin.


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Je conseille ce bouquin à ceux qui veulent absolument mettre leurs mains dans le cambouis et ont soif d'apprendre de nouvelles choses sur le sujet. Selon moi, il faut vraiment prendre du recul et rester plus qu'objectif en lisant ce livre car il est clairement dirigé et met en garde de façon très (trop) alarmante sur les soins qu'on a l'habitude d'utiliser mais qui contiennent une grande part de chimique. Néanmoins, il reste un bouquin que j'adore toujours autant et qui éclaire bien le terrain de la beauté et son commerce (parfois abusif) sans que cela soit pompant et inaccessible pour une personne lambda.

 

 

Le number two : le guide Marabout des Huiles essentielles

 

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Dans les rayons, j'avais énormément hésité avec la bible de Festy, qui est considérée comme la bible à avoir quand on s'intéresse de près aux plantes et huiles essentielles.
Mais en le feuilletant, je ne sais pas, il y a un bidule qui n'a pas pris, c'était trop alambiqué et pas assez festif (Festy, festif, allez rigole), donc je me suis rabattue sur l'édition de Marabout, en me disant que de toute façon, je n'avais pas besoin d'informations poussées mais surtout d'une petite mise en bouche sur ce milieu.

Ce qu'on y trouve :

  • les méthodes d'extraction, de quoi clairement comprendre les différentes bases que l'on peut obtenir à partir d'une plante
  • des descriptions pour comprendre la composition d'une huile essentielle (cette partie-là est courte et un peu plus poussée mais toujours intéressante)
  • les précautions d'emploi (parce que NON les HE ne sont pas des huiles, mais des bombes naturelles très actives !), les moyens de les utiliser, les huiles végétales
  • certains hydrolats et HE les plus répandus sont dans le livre, avec leurs bienfaits, usage, et dosage (à creuser, parce qu'il n'est pas précis, on parle de dilué, non dilué, etc.)
  • et une partie sur ce que l'on peut soigner avec les huiles essentielles

 

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Comme livre de base pour en apprendre plus sur les plantes et leur pouvoir à travers les huiles essentielles, il est vraiment bien fait. Il trouve ses limites dans les posologies qu'on aimerait plus complètes à certains endroits, mais on découvre tellement, des appellations recommandées aux maux du quotidiens que l'on peut soigner simplement, que je lui pardonne. Et puis le fait qu'il soit très lisible (comme tous les ouvrages Marabout) et peu cher est plus qu'appréciable.

 

 

Le Number three : La Peau (la dermatologie au service de la beauté)

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Cet  ouvrage est sûrement celui qui me concerne le plus, parce que je l'ai acheté dans le désir d'en savoir plus sur "la peau, la peau, la peau"!

 

Ce qu'on y trouve :

  • de tout : la cosméto pure et dure, les ingrédients, comment choisir ses produits, et des conseils santé
  • chaque partie passe en revue tous les aspects du thème abordé : si l'on parle de la peau, on parle des muscles, des pores, du sébum, du film hydrolipidique, de la sueur, etc.
  • énormément de pistes pour certains problèmes, citées ci et là

 

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Clairement, il ne s'agit pas d'un livre écrit pour être fluide. Même si les rubriques sont très claires, la lecture me fait l'effet d'être dans un rayon de bibliothèque dont je passe en revue les titres en suivant l'alphabet.
Donc, plus on avance, plus on a l'impression qu'on nous lance plein d'idées sans recevoir assez d'explications, mais il se cache une manière logique de voyager dans "La Peau" sans s'y perdre : imaginez un dictionnaire qui aborde la dermo-cosmétique de manière décompléxée et vous aurez ce bouquin.
Il n'est donc pas nécessaire de le lire en un coup (comme Mona la Maboule), mais plutôt d'y prendre de temps en temps les informations qui vous intéressent sur le moment.

 

Bien sûr on trouve généralement tout ce qu'on veut sur internet aujourd'hui, mais avoir des bouquins spécialisés sur les domaines qui nous passionnent peut souvent changer la donne : parce qu'ils sont écrits par des personnes qui sont inscrites dans le milieu qu'elles décrivent (dermatologue, spécialiste de la cosméto naturelle, diplômée en phytothérapie) et apportent donc une vision toute neuve à celle que l'on s'est forgée.
Mes trois petites bibles sont totalement abordables (financièrement et intellectuellement) et il ne faut pas avoir fait Bac + 10 pour capter chaque mot. A vous de voir si vous voulez plutôt l'avis d'une justicière de la liste INCI, d'une passionnée de plantes ou d'un spécialiste du plus grand organe du corps humain, à mon avis ils se complètent impeccablement.


Des bisous les Caribous, et bonne lecture !

La vérité sur les cosmétiques - Rita Stiens (23 euros)

Le guide Marabout des HE - Fabienne Millet (18 euros) 

La Peau - Hill-Sylvestre et Ottavy (16 euros)

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 11:45

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Je suis bien contente que ce livre me fut offert il y a quelques mois, parce que si j'avais mis mon argent dedans
, j'aurais eu mal au fessier (sûr que j'aurais été à la Fnac, il y avait un tel tapage autour et une fille à qui on collerait des baffes sur la couverture qu'un billet de cinq euros se serait vite perdu).


Règle N°1 : On cessera de bitcher sur une femme parfaite qui n'existe pas

 

Honnêtement, entre le bitchage gratuit, le retour du mot connasse à chaque page, et une pauvreté de vocabulaire assez conséquente, j'ai eu du mal à rentrer dans le jeu. Censé être un guide pour la femme imparfaite, on se retrouve avec un torchon entre les mains, qui ne fait que crier "girl power à la fille qui plante son talon dans une bouche d'égout et continue d'hurler du Lara Fabian", ou encore "ne craignez pas de passer pour une idiote devant Jean-Michel quand vous évoquerez la vie intense de votre chat siamiois. On a tous des passions."
(phrases perso introuvables dans le livre, ne cherchez pas)


Mouais, j'ai vu mieux comme mise en avant de la femme et ses défauts, un livre sur une woman lambda qui ne fait pas avancer le schmilblick (ni le flux électrique entre tes neurones), beaucoup trop superficiello-comparatif et qui me rappelle vaguement le genre de généralités qu'on nous sort en gros titres de magazines.

Consternant.


Règle N°2 : On arrêtera de publier des livres à la mise en page complètement branlante

 

Incroyable (mot fétiche du mois, t'as vu), d'une page à l'autre on passe d'une typo de taille 12  à une taille 14 sans crier gare (enfin si, ça crie "on veut remplir l'espace coûte que coûte, et on t'emmerde si ça te fait mal aux yeux), on utilise des pages entières pour écrire une phrase ou faire des bons bidons à découper.

Sérieusement, qui est la cruche qui va s'empresser de découper un véto à donner à son amie pour ne pas se jeter sur le beau gosse qui vient d'entrer dans le bar ?

Une arnaque qui aurait pu se concentrer sur 30 pages et qui s'étale sur plus de 150, tu parles d'un gage de qualité.

 

 

Règle N°3 : Tu apprendras à écrire dans une cohérence toute organisée

 

Hier, quand j'ai refermé le bouquin-torche-cul après 20 minutes de profond ennui, je me suis dit que l'expression "what's the point ?" était la plus appropriée.

J'avais le sentiment d'avoir lu un recueil de notes écrites sur des napperons lors d'un mariage, collées ensemble avec de la mayonnaise et un peu de niaiserie, et TADAM, cadeau le peuple, ça dégouline de partout mais on te le vend comme un chef d'oeuvre.

Sûr que dans mon ancienne école d'art c'aurait fait un carton.

Les énumérations successives des déboires de la femme "normale" qui ne sait ni cuisiner (ou qui refuse de le faire), ni avoir un semblant de dignité, de vie sociale intéressante, montre un côté blanc et noir qui n'apaiseront pas les défauts qu'on veut bien montrer chaque jour au monde entier, s'autoriser à planter son petit doigt de pied dans le meuble du salon trois matins de suite n'est pas une preuve d'imperfection.

Ca te prouve juste qu'il faut sûrement changer ton armoire Fülblurguuu de place.


N'achète pas ce bouquin, ne crève pas d'envie de te jeter dedans, car même si je suis la première à brandir la pancarte "montre tes fesses pleines de cellulite" pour que tu assumes un peu mieux les madeleines que tu manges en file indienne, "la femme parfaite est une connasse" est un livre qui manque énormément de classe.

Le petit guide pour la bourrine sûrement, mais pas pour moi.
Je suis peut-être une connasse finalement.

 


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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 20:30

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Je voue un culte à cet auteur.
Comme à quelques autres, mais celui-ci obtient la palme de l'écrivain qui retranscrit la pure réalité comme s'il nous faisait un cake aux pommes : avec l'aisance d'un pâtissier qui sait ce qu'il fait.

J'avais déjà lu un livre de lui, Le Monde Selon Garp, et quand j'avais refermé le bouquin, la fin m'avait mordue si fort que j'étais restée bouche bée, un peu béate à cause de l'histoire contée.
Ca arrive peu souvent aux gens, de rencontrer un univers qui se colle si parfaitement à leur âme.
En général on cherche un peu d'amour dans des romans typés, un peu d'enfance dans des récits de coin du feu, un peu de frissons dans les livres à suspens.
Puis on tente de faire un patchwork qui ait de la gueule.

Ce qu'il y a entre Irving est moi va au-delà de ça, c'est aussi irrésistible qu'une romance qui finit mal puis reprend, c'est aussi tentant que de rater son train exprès pour rester au soleil, c'est aussi grisant que de prendre son vélo pour avaler les routes de campagne.
Il réunit ma nostalgie, mon amour, mes envies, mes peurs par rapport à la vie ou la mort, ces détails que je vois chez les gens, il les peint, il donne le juste relief au monde que je vois passer.

C'est un constructeur de personnes, et non de personnages, un magicien.

Donc, si je devais vous recommander un premier livre, il faudrait que vous attaquiez Le Monde Selon Garp.
Pour tomber tout nu dans le trou qu'Irving creuse pour ses lecteurs, le trou dans lequel on veut s'enfoncer plus profond pour épouser ses paroles.

Puis comme plat de résistance, vous pourriez entamer la visite de L'Hôtel New Hampshire.
Il nous pousse à y vivre avec la famille Berry, le grand-père accro à ses haltères, le père et la mère si liés, les enfants turbulents et le chien qui pète sans arrêt.
John qui nous parle des figures qu'il cotoie, Lilly qui refuse tout net de grandir et restera petite à sa façon, Frank qui est un peu trop austère et psychorigide, Franny la plus belle qui n'en finit plus de se libérer de ses démons.

On croise un Ours, puis une Ourse, des putains qui nous veulent du bien.
Leur voyage est raconté comme l'errance fataliste d'une famille d'un Hôtel à un autre, chaque fois sans succès, bien qu'au bout du tunnel la lumière finisse par se voir dans les yeux des protagonistes.

C'est un peu rude, un peu long, mais qu'est-ce que la longueur lorsque l'on fait le récit d'une vie ?
J'ai donc dévoré chaque page comme une gamine qui écoute son père lui inventer une histoire et ne veut pas qu'il s'arrête avant d'avoir enfin atteint le dénouement.

Il n'y a rien de si extraordinaire dans ce livre, si ce n'est chaque page, et cette absurdité réaliste qui nous fait accepter sans peine qu'il y ait des décès silencieux et des morts bruyantes.

Finalement, si j'aime autant cet auteur c'est parce qu'il ne tente pas d'être un faiseur de rêves ni un bonimenteur, je crois à tout ce qu'il me dit parce que je l'ai vécu, à ma manière.

Aucune idée de quand je recroiserai à nouveau Irving, peut-être sur une plage ou encore dans mon lit, mais il est sûr que je ne l'oublie pas.
Jamais je ne le quitterai.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:12

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Avec ma petite soeur, j'ai du regarder le premier volet au moins une bonne dizaine de fois.
A chaque fois le changement du petit canard en bombe fashion, le tissus lourds et chers et le milieu de la mode nous rendaient foudingues.

Pourtant c'est typiquement le genre de film à l'eau de rose qu'on se repasse en boucle comme Bridget Jones, mais qu'on préfère cacher derrière des DVD plus intellectuels, histoire de ne pas passer pour une sous-catégorie de femme (rapport à l'hystérie consumériste, le célibat qui menace, triompher à tout prix dans une jungle de nanas, et les latte machiato de chez starbucks).

 

J'assume mon côté midinette sur ce terrain-là, dès que ça parle de fringues, de mec aux yeux verts perçants, et de boss tyrannique, je suis aux aguets.

Je tiens ça de mon époque Sex & the city, quand je regardais Carrie habillée comme une reine et Samantha jeter les mecs un à un, en étant plus carriériste que la plus ambitieuse des New-Yorkaises.

C'était grisant à voir, on avait cette impression de liberté qui habitait tous ces personnages.

 

 

Il y a un peu d'eau qui a coulé sous les ponts depuis, mais j'ai des petits bouts comme ça, qui restent vivaces en moi et font de ma personne un kaléidoscope humain.

Je n'ai pas trop envie de changer ces soirées où je regarde des films cul-cul la praline, complètement anesthésiée par la jouissance de voir une fille banale passer à un statut de presque mannequin.

La petite revanche, je suppose que c'est cette envie-là qui m'électrise quand je commence la lecture de Revenge Wears Prada.
En espérant que ce soit d'aussi bon goût que le premier opus.


Des bisous les Caribous
Dispo en version anglais sur Kobobooks
au prix de 7, 70 euros

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 14:41

J'avoue tout, j'avais d'abord voulu acheter ce bouquin à cause de sa couverture, quand il était sorti en librairie.
Puis la vie a suivi son cours, j'ai acheté une liseuse, et après m'être battue avec le site de kobobooks, j'ai téléchargé "Certaines n'avaient jamais vu la mer".

Je ne connaissais rien de l'auteur, j'avais lu le synopsis en diagonale, mais rien que l'idée que le récit me donne un bout de Japon me plaisait.

L'histoire

"Les visages, les voix, les images, les vies que l’auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis un homme qu’elles n’ont pas choisi.
C’est après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir."

 

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Mon avis
Alors, tout d'abord, dans les auteurs japonais, je suis plutôt fortement habituée à l'écriture à la fois volante, transparente, absurde mais tout aussi tenace de Haruki Murakami.
Donc j'ai un peu été chamboulée dès l'ouverture de ce livre parce que la structure est complètement inattendue.

On nous envoie au visage des phrases.
Des phrases simples, qui commence par un Nous, qui désigne un On, une foule, dont on décrit à chaque fois une action, une situation apparentée à une personne en particulier mais qui est vite emportée par le flot du récit.

J'en avais parlé à un ami, de ce livre, en le décrivant comme une sorte de photographie de masse, dans laquelle on passe d'un visage à un autre, sans vraiment retenir les histoires de tout le monde.
C'est très bruyant, il y a beaucoup de paroles qui s'échappent des phrases, on est à la fois dans le très concret (sujet verbe complément), mais aussi dans toute une série de sous-entendus.
Aurait-on du aider ces japonaises exilées ? Qu'ont-elles vraiment mérité ? Que vont devenir leurs enfants qui se comportent comme des gosses de blancs ?

Je pense que même s'il s'agit d'une mosaïque très juste, il est plutôt difficile d'aimer ce bouquin à moins de le prendre comme il est, et non pas en ayant l'impression que l'auteure se cramponne au rebord d'une piscine sans oser prendre le large .
L'impression de ne capter que des bribes de conversations, mais qui mises bout à bout, sont la voix de ces femmes, de chacune d'entre elles, de toutes à la fois, peut décontenancer.

C'est un bouquin qui se lit très vite, et qui laisse un goût amer si l'on se prend à repenser à ces femmes qui sont venues de l'autre bout de la terre pour un homme qui n'était pas si proche de l'idéal concubin dans la réalité, qui se sont tuées au travail, et ne sont restées qu'un souvenir presque fade dans l'esprit des gens qui ont croisé leur chemin.

Je le recommande
Parce que  malgré que j'aie mis du temps pour apprécier ce bouquin, c'est surtout d'en avoir parlé au détour d'une conversation qui m'a fait prendre conscience que, au-delà du style propre à ce livre, Otsuka est vraiment une artiste.

Aux personnes qui sont des lecteurs bien rodés, qui n'ont pas peur des phrases courtes ni d'être un peu chamboulés par ce pan de l'histoire américaine que peu de gens connaissent finalement.

* Note 8/10 *


Je vous laisse avec une vidéo de présentation de "Certaines n'avaient jamais vu la mer" par l'auteure elle-même.
En tout cas, après cette lecture, j'ai bien envie de continuer à découvrir son univers (et quelle chance, elle considère ce récit comme une préquelle à son précédent ouvrage "Quand l'empereur était un Dieu", du coup j'ai fait les choses dans l'ordre).
 


Bonne journée les Caribous !
(Vous lisez quoi en ce moment ?)

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 16:00

En ce moment, j'ai abandonné les films.
Pourtant j'ai une culture cinématographique proche de celle d'une limace et cela devrait m'encourager à faire plus d'efforts dans ce sens-là, mais rien à faire, une fois que je retombe dans les séries, ça s'enchaîne et je ne parviens plus à m'extirper du bourbier des épisodes qui ne durent que 20 ou 40mn et dont je m'extirpe avec le sourire.

 Je suis dans ma phase "on mise tout sur la légèreté", et qui dit légèreté dit séries grand public qui n'obligent pas à penser plus loin que le bout de son nez.
Voici donc, TADAM TADAM, le tour d'horizon de mes séries du moment.

 


- En ce moment je regarde - 

GUYS WITH KIDS 

gwk.jpgIl n'y a qu'une seule saison qui a été diffusée jusqu'à présent, et je l'aime vraiment beaucoup.
Un peu perturbée au départ par les décors assez ressemblants à ceux d'une autre série, j'avoue que j'ai très vite accroché.
On suit trois pères de famille, celui qui vient de divorcer, celui qui en a quatre, et celui qui en a deux mais gère totalement la baraque.

Les vannes sont bien ficelées, et même si on n'atteint pas des niveaux extraordinaires de drôlerie, on se laisse vite prendre au jeu.

 

Quant au thème, vous n'êtes pas forcés d'être (futur) chef de tribu que pour apprécier GUYS WITH KIDS, les enfants sont à croquer et l'esprit de famille qui se dégage de l'ambiance générale fait du bien à regarder.

Un petit bémol : le début de la première saison est un peu faiblard, mais à partir du troisième épisode on voit que les scénaristes on enfin pris confiance en leur projet.

WHITNEY
whi.jpg

Attention, série à énorme potentiel.
Whitney et son homme cherchent à alimenter leur couple d'un nouveau souffle après quelques années de vie commune.
Ça parle beaucoup de la vie quotidienne, de ces petites tensions qui deviennent des montagnes...pour rien.
Le concept de base a été vu et revu, mais la série s'en sort grâce au jeu des acteurs et le juste choix des situations drôles dans lesquelles se mettent les personnages.
Pour tout vous dire, cette série m'a fait mettre HOW I MET YOUR MOTHER au placard vu que le niveau des textes est plutôt excellent pour une série grand public.

 

- En ce moment je termine - 

GREY'S ANATOMY  
grey.jpg

Des médecins trop beaux pour être vrais, un docteur mamour avec une bouche en cul de poule, des blocs opératoires et des gens réanimés (ou pas) c'est l'ambiance générale qui se dégage de cette série.
J'ai un lien très personnel avec GREY'S ANATOMY, je pense que depuis URGENCES, je désespérais encore de tomber sur une bonne production qui parle du corps médical et des aléas de la vie d' étudiants en médecine.
Les derniers épisodes de la saison 9 sentent vraiment la fin (trop d'essoufflement, perte totale d'innovation, situations trop improbables), mais je ne lâche pas l'affaire.
J'ai tellement pleuré devant cette série, et ri aussi avec Bailey, Christina, toute cette petite troupe d'acteur que j'aime que je tiendrai jusqu'au bout.

HOW I MET YOUR MOTHER
howi.jpg

Ils sont cinq amis à boire tous les soirs dans un bar pour se raconter leurs peines comme leurs ambitions, chacun évoluant à sa manière dans la vie.
Tout le monde attend la fin, tout le monde veut enfin savoir QUI se cache sous le parapluie jaune que l'on voit par-ci par-là dans certains épisodes.
J'espère vraiment être étonnée et que le bouquet final sera grandiose, mais bon, si ils se plantent sur la dernière marche, ce ne sera pas la première série à avoir connu une final season mitigée.

 

- En ce moment je commence -

 

THE CARRIE DIARIES
carrie.jpg

JE SUIS du genre à dire "le premier qui porte atteinte à Sex & the city, je lui fiche un pain dans les roubignoles."
He bien, cette série passe bien.
Très bien même, pour une préquelle.
Tout se déroule pendant l'adolescence de Carrie Bradshaw, donc pendant les années 1980, avec tout ce que ça implique comme bandanas fluos, jupes de ballerines et coupes étranges mais hype.
C'est vraiment le côté eighties qui fait le charme de THE CARRIE DIARIES, et même s'il s'agit d'une production faite pour comprendre certains côtés de l'enfance de Bradshaw,  tourné dans un contexte plus actuel tout aurait paru plus fade.

Je ne dis pas par-là qu'il s'agit d'une mauvaise série dont les couleurs prennent mieux dans un décor plus vieillot, mais la nostalgie apporte beaucoup à l'intérêt que je lui porte.
Mention spéciale pour l'actrice, AnnaSophia Robb, qui arrive, grâce à un sourire à croquer et un jeu très bien porté, à nous donner envie de continuer à regarder les épisodes suivants.

PERCEPTION
perception.jpgC'est l'histoire d'un homme brillant qui se retrouve à aider une amie à lui à retrouver des coupables dans différentes enquêtes menées par le FBI. Il enseigne à l'université et ses excentricités font de lui un excellent professeur.
Un peu dans le style de LIE TO ME pour le côté "je devine ce que tu penses", et aussi teinté de MENTALIST, je trouve cette série assez bien foutue.
Encore une fois, comme pour THE CARRIE DIARIES, l'acteur principal est vraiment excellent.
Et le fait de se balader entre différentes réalités (celle qui est directement perçue et celle que le cerveau s'invente) pose la question de savoir si ce que l'on vit se limite à ce que l'on voit.

 

- Les séries à venir -

J'ai plusieurs séries sur le feu qui n'attendent qu'à être vues : HOMELAND pour le côté politico-dramatique et le roux tout musclé, THE WALKING DEAD (oui je suis en retard) pour les morts-vivants et la survie a priori impossible, la saison 2 de TWIN PEAKS (vieille série, les jeunes, je vous en parlerai un jour tellement c'est beau), et DO NO HARM (même s'ils ont abandonné la création d'une seconde saison).
Il me faut aussi continuer FRINGE parce que Joshua Jackson en homme sérieux et les évènements extraordinaires m'ont tenu en haleine pendant la première saison


Voilà, si vous avez d'autres séries à me proposer, je suis preneuse (mais surtout si c'est frais, léger et drôle !)

Passez une bonne fin de journée sous la neige,

Des bisous les Caribous !

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:57

Je pense que j'avais été conquise par le premier titre de la saga peu avant que cela ne devienne la coqueluche des rayons en librairie. Je suis comme ça moi, une fois que tout le monde se jette sur des livres plébiscités par la critique, j'en ai plus envie et j'y reviens quand tout se calme.

Pour preuve, j'avais commencé Harry Potter avait que tout le monde ne commence à devenir hystérique à chaque sortie mais l'engouement public avait calmé l'ardeur de mes lectures.
J'avais fini par suivre le mouvement des conquis, mais force est de constater que quand on lit un best-seller, on n'en attend pas moins que le meilleur.

 

Et moi j'aime pas être déçue.

 

Le volet un, donc, "les yeux jaunes des crocodiles", m'avait beaucoup plu.

Il y avait quelque chose de simple sans être idiot qui traînait dans ses mots, l'auteur savait où nous emmener et le faisait sans ambages.
Le rythme était quelque peu lent mais l'histoire assez intrigante que pour continuer la lecture sans s'ennuyer de trop.

 

Comme une suite logique, on m'a donc offert le second volet que j'ai mis du temps à ouvrir.

Il faut dire que Pancol n'écrit pas d'une manière si fluide ou légère, elle tend vers le bon gros texte qui demande un temps de pause avant de reprendre l'histoire.

J'ai donc digéré les yeux jaunes, puis j'ai attaqué les tortues.

 

LA VALSE LENTE DES TORTUES

 

katherinepancoll-copie-1.jpgLe résumé :

 

" Qu'un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s'en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l'argent de son best seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s'attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode. Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu'au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l'aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d'oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l'a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d'éliminer l'inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d'immeuble, un élégant banquier dont le charme cache bien trop de turpitudes. "

 

 

 

 

*** MON AVIS ***

Comment vous dire ?

Ce livre m'a laissé la même impression estomaquée que quand on regarde un film absurde ou l'émission strip-tease, j'avais les yeux chamboulés et la bouche ouverte, un carnage s'opérait dans ma tête sans que je puisse arrêter l'ouragan.

 

Vous avez sûrement du lire des livres qui composent une saga et vous retrouver avec un de ces bouquins qui est devenu un véritable fourre-tout légendaire.

Hé bien là c'est pareil.

 

Pancol nous a servi une soupe en mettant dedans tout ce qu'elle avait dans son frigo sans se demander si la mayonnaise allait prendre (je vous ai dit que j'ai fait une indigestion ?).

C'est un livre chorale, dans lequel chaque personnage se retrouve à la dérive, ou croit en ses rêves mais est trop prétentieux que pour rester un peu sur terre.
Joséphine est devenue une nouvelle riche incapable de satisfaire ses gosses autrement qu'avec de l'argent, Hortense est une hypocrite, Iris est internée, Philippe se fait la tante pendant qu'ils cuisent la dinde, Hortense se fait tabasser par un gros dodu, Iris sort de clinique, Josiane est envoûtée (oui oui, par un marabout, comme quoi tout arrive), et junior comprend déjà les conversations des adultes parce que dedans y a un ange ou quelque chose du genre qui a investi le cervelet.

 

Puis dans cette cacophonie, on continue à tuer des gens, Joséphine se fait agresser mais est sauvée par une chaussure, Antoine est mort mais peut-être pas (le doute comme situation la plus haletante du livre), Iris complètement dépressive finit par être l'esclave obéissante du voisin avant d'être tuée sans opposer de résistance, et on arrête un des méchants (l'autre se tue, c'est évident), et la tante et l'oncle peuvent forniquer heureux dans le meilleur des mondes "possibles", s'il existe.

Tcheu.

 

WHAT THE ****

 

Je crois que quand j'ai terminé le livre, j'ai éteint ma liseuse, j'ai regardé au loin et me suis demandée si j'avais bien lu ce que j'avais lu.

Autant je peux comprendre qu'on soit en perte d'inspiration totale et que les personnages puissent devenir une échappatoire heureuse pour un auteur, mais de là pousser l'imagination jusqu'à faire basculer le récit dans un univers complètement fade qui ne tienne ni de la fiction ni du roman d'amour, et soit cousu comme un patchwork désagréable, je dis non.

 

Joséphine n'a d'ailleurs toujours pas trouvé de sujet pour son deuxième livre.
Je crois que Pancol était un peu dans la même situation et qu'elle essayé de planquer les trous de son imagination avec un poil de magie trop dérangeante à mon goût.

 

Vraiment je suis déçue.


Du coup je lirai le troisième volet, parce que j'aime pas me faire flouer comme une imbécile après 600 pages de lecture.

Mais tout de même, Katherine, t'aurais pu faire mieux.

 

Note : 4/10

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:06

DSC_1540.JPG

 

J'ai traîné ce livre à tellement d'endroits, de ma salle de bains à ma chambre, il m'a même suivie jusqu'en Sardaigne, c'est dire si je tenais à le finir.

C'est une brique, un vrai bouquin qui pèse dans les mains, et pourtant je l'ai lu plutôt vite tellement l'histoire m'a plu.


Quatrième de couverture

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

 

Le livre est découpé en trois parties qui s'entrecroisent, le récit de Minny, celui de Skeeter et celui d'Aibileen.

 

DSC_1536-copie-1.JPG

Bien ancré dans l'époque dans laquelle les personnages évoluent, il y a dans l'air comme un goût d'injustice qui traîne, un respect rempli de désarroi, des gosses dont on s'occupe et qu'on laisse pour aller en élever d'autres tout juste sortis du ventre de leurs mères.


Il y a Aibileen qu'on imagine comme une vraie Mamma, adorable, bigrement intelligente et consciente de sa situation sociale.

Il y a Minny et sa bouche qui s'ouvre toujours trop grand devant ses patrons, ce qui lui vaut parfois des renvois, souvent des représailles, mais Minny elle s'en fiche, c'est ce qui la rend fière d'avoir au moins le droit de l'ouvrir.

 

Il y a enfin Skeeter, et sa bande d'amies blanches, toute guindées, vraisemblablement chignonnées jusqu'au trognon, mais la petite Phelan voit plus loin, pense à mieux, à écrire un bouquin sur ce décalage : ce que veulent les blancs, ce que voient les noirs.

Il n'y a pas forcément plusieurs réalités, il y a surtout des mentalités fermées, d'autres qui essayent de faire changer les choses. C'est plus qu'une histoire de couleur, c'est aussi un combat pour une dignité qui a du mal à trouver son chemin.

DSC_1534.JPG

 

Mon avis : ça déborde d'amour ce livre. Les passages d'Aibileen sont à la fois croquants, mordants, fichent la chair de poule tellement elle fait preuve d'aisance et de contenance devant les gens qui l'emploient.
Il y a tous les personnages autour, l'atmosphère qui dégouline des pages, on se balade dans les rues de Jackson avec les personnages.
Il y a aussi les moments de terreur sur la fin, on se demande si tout le monde va sortir vivant du fou projet que Skeeter a voulu monter.

C'est un livre que je recommande parce que chaque fois que je reprenais la lecture, je restais enfermée dans ce petit univers de papier, ça me tenait en haleine comme une gosse.
C'était sûrement l'univers, la prose un peu rude des deux bonnes ou les envies de Skeeter qui déjouaient les plans de ses parents qui me plaisaient autant.

J'en parlais comme d'un petit bijou tellement ça a fait briller mon été, et du coup je crois que vous devriez l'acheter.


Faut lire pour aimer, moi j'aime lire.

Bonne soirée.

 

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