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Humeurs

friendship.jpg Je n'ai jamais fait la bise le soir aux gens de ma famille.

 

Plus qu'une question de principe, je me disais que puisque je les verrais le lendemain, à mon réveil, cela ferait une sorte de boucle qui ne se finirait jamais sur un au-revoir ou ne commencerait pas sur un bonjour, il y aurait ce retour éternel que rien ne briserait.

D'où mon inquiétude à chaque fois que j'allais à une pijama party, où la mère disait bonne nuit, à grands renforts de calins, d'histoire du soir et de bisou sur le front.
J'avais horreur qu'on soit tactile avec moi quand tout ce à quoi j'étais habituée incluait la distance.

C'est un comportement que j'ai qui se retranscrit assez fort dans mon attitude générale, qui donne souvent une impression d'indifférence alors qu'il s'agit plutôt de vivre ensemble un temps donné, en des places éloignées, mais toujours proches par le coeur. 

 

Quand j'étais adolescente, dans la cour de récréation, j'évitais de faire le tour du groupe pour claquer la bise à chaque joue, j'avais mieux à faire.
Puisque de toute façon moi et mes amis avions décidé qu'on était un groupe inséparable, pourquoi se le prouver chaque jour ? Je prenais ça pour acquis, comme quelque chose d'immuable.

Je remarque souvent ces groupes de jeunes gens, bras-dessus bras-dessous, qui crient une famine sentimentale déchirante alors qu'ils sont collés-serrés à leurs copains.
Force est de constater que peu de gens comprennent un comportement qui exclue le contact permanent pour signifier qu'on EST proches, ou qu'on A BESOIN de l'autre, c'est la raison pour laquelle j'ai perdu pas mal d'amis à une époque.

 

Parce que je n'étais pas souvent là, qu'on me reprochait un manque d'implication amicale, qu'on disait de moi que j'étais froide.
C'était un ressenti légitime, mais il se reflétait à chaque fois chez un certain type de personne qui était plus habitué à FAIRE SES PREUVES, montrer à tout prix au monde entier qu'on aime quelqu'un, plutôt que d'être dans la retenue.

Du coup, les années ont passé et j'ai fait des choix.
J'ai appris à me dire que j'étais fondamentalement une handicapée des sentiments, et que si les gens voulait s'intéresser à moi, il leur faudrait faire avec moyennant concessions raisonnables.

 

On prend les gens comme ils sont, et même si on ne change pas leur nature ,

on peut toujours espérer l'améliorer.

Mes vrais amis, sont ceux qui ne me claquent pas la porte au nez quand on ne s'est plus parlé depuis cinq mois, ce sont ceux qui ne font pas d'une misère une histoire hystérique, ceux qui restent dans mon girond sans qu'on prenne forcément de nos nouvelles tous les deux jours, ceux que je retrouve souriants et qui parlent de tout et de rien, ceux qui me laissent ce sentiment de plénitude.

Parce qu'avec eux je connais ce même cycle éternel que quand je ne faisais pas la bise à mes parents, ni le matin, ni le soir, c'est comme une porte toujours ouverte sur une plaine où l'on se retrouve à l'occasion.

Ce que j'aime chez les gens que j'aime c'est leur façon de m'aimer, même si pour ma part, je ne leur montre pas assez.

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 10:54
- Par rosecocoon - Publié dans : Humeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires

hey.jpg Quand j'étais petite, dans la cour d'école, a commencé à se développer la mode des yoyos.

Un gosse est arrivé un matin avec un engin tout rond qui filait du sol à sa main, de sa main au sol, tendu sur un fil qui le guidait dans sa course et l'envoyait valser en l'air.

On était déjà passés par les Tamagotchis et les Furbys, des jouets assez évolués pour l'époque, mais nous prenait alors l'envie de retourner à nos basiques, à des jeux qui avaient déjà fait leur preuve auprès d'autres générations de gamins.
Ainsi, en une semaine, nous nous étions tous retrouvés avec des yoyos au bout des doigts et ça nous rendait heureux comme des rois.

Le bonheur ça se cache un peu partout, dans le trou à l'intérieur d'une poche duquel on extrait un billet oublié, moi mes petits bonheurs se comptaient par milliers à ce moment-là et étaient empreints de simplicité.

J'allais à la chasse aux escargots dans le fin fond de la France, je mangeais des pizzas généreuses en Sardaigne au bord de la mer, je savourais l'odeur de l'herbe après la pluie, celle du gazon fraîchement coupé, je touchais les vêtements les plus doux d'un magasin, je marchais sur une dalle sur deux dans la rue.

Les moments de plaisirs changent avec les années, ça mature, ça prend une dimension plus sérieuse.
Maintenant que je suis jeune adulte, j'arrête de jouer avec le rouleau de papier toilette dans les WC, je n'aspire plus mes pâtes sauce tomate pour m'en mettre partout en public, je ne retiens plus les blagues, j'ai des soucis et des envies non réalisables.

D'où la petite frustration.

Je regarde l'enfant dans le tram qui mange un paquet de bonbons grand comme ça, sans se faire engueuler par une balance imaginaire, je râle parce que j'ai une trace de bic sur les mains alors que quand j'étais môme, je peinturlurais ma paume avec un magicolor noir sans que cela me pose un problème esthétique quelconque (puis, plus c'était moche plus c'était drôle).

J'éprouvais un plaisir indescriptible à construire une cachette dans les bois à douze ans, à rester sous la couette pour écouter Fun radio tard le soir, je cherchais des recettes pour devenir une sorcière et cela m'électrisait, convaincue que j'étais de pouvoir passer dans un autre monde grâce à un miroir bien orienté.

Alors, parfois, quand je me retrouve devant un donut bien gonflé de crème, je me fais une folie et brave l'interdit de la bienséance, je mord dedans et souffle avec mon nez pour faire voler le sucre glace.
Et toute prise dans mon nuage blanc, j'imagine la licorne qui m'attend pour me ramener chez moi, décorée de bouclettes rose et bleues et pimpante comme une Ferrari toute neuve.

Y a pas de mal à être grand, tant qu'on rêve encore un peu.

En tout cas moi, c'est ce qui fait mon bonheur.


Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 15:08
- Par rosecocoon - Publié dans : Humeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires

pills.jpg

 

J'en parle peu souvent parce que ça me touche de près et que ça rythme plus ou moins ma vie, mais mes migraines sont potes avec des médocs peu recommandables.

Il y a deux ans, après des maux de têtes violents et une crise de spasmophilie, j'ai suivi un traitement de fond, comme ils disent.
Je vais chez un neurologue qui me fait marcher (pour de vrai), prend des mesures, parle avec moi, et après une heure et demie de consultation, me donne une ordonnance toute belle pour un anti-dépresseur quand je me demande encore comment j'en suis arrivée là.

J'ai beau la supplier de trouver autre chose, elle ne veut rien entendre.
Bon.

Je suis les recommandations à la lettre, je deviens un peu déphasée par rapport aux gens, j'ai un temps de retard en début de traitement, du mal à répondre du tac au tac, je mets quelques secondes pour assimiler les informations et pouvoir y répondre.
Les premiers jours sont insupportables, tout va trop vite à la télévision, je suis incapable de me concentrer et j'ai l'impression d'être agitée de l'intérieur sans pouvoir libérer toute cette énergie stagnante.
Il devient étrange de mettre sur le compte du médicament certains comportements, le fait de manger plus, d'être prompt à faire des activités, d'être plus ouvert. Il y a ce qu'on est et ce qu'on vous fait être avec quelques milligrames en plus par jour dans vos veines.
Après un an de grand bonheur, à gober sans broncher cette pilule blanche qui a fini par me faire voir la vie en rose, j'étais devenue une baudruche: de 47kg pour 1m63, j'ai frôlé les 62kg.
Une boulette quoi.

Je ne me suis pas rendue compte tout de suite du changement, on s'en est juste aperçus d'un coup, comme ça, comme si pendant la nuit je m'étais plaqué de la graisse un peu partout sur le corps et que javais trouvé ça joli.
Mon visage avait un double menton qu'on ne pouvait cacher, j'ai donc décidé d'arrêter le traitement parce que je n'avais plus l'impression de me reconnaître dans le miroir et que mes pantalons refusaient les uns après les autres de se fermer.

Sauf que, ce n'est pas si simple de couper le cordon.
Quand on suit un traitement de fond pendant un aussi long laps de temps, l'arrêt progressif entraîne des effets indésirables qui m'ont accablée pendant deux-trois mois : nausées qui me poussent aux toilettes sans vomir, vertiges à chaque pas, chute de tension improvisées, imprévisibles et l'humeur fluctuante.

 

Je n'avais plus trop de crises de migraines, donc je me disais qu'au final, je ne devrais plus repasser par un traitement aussi "lourd" pour une fille en bonne santé, et vu que mon cerveau avait appris à ne pas trop s'agiter pendant une période de stress, je pouvais naviguer tranquillement sur les flots sans m'inquiéter de chavirer.
Le sevrage se passe tant bien que mal, je tangue encore un peu sur mes pieds, mais je suis plus lucide que quand je prenais ma dose quotidienne.
 

Puis rebelotte.


Il y a quelques mois je suis en crise, j'enchaîne des maux de tête, des céphalées de tension et des migraines alternées et le moindre énervement me couche au lit.
Presque en pleurs et plus que pitoyable, j'arrive à joindre ma neurologue qui me redirige vers mon médecin pour trouver un traitement en attendant de la voir.

 

Une semaine plus tard je suis sous bêta-bloquants.
Une horreur.


Le début se passe mal, j'ai le coeur qui pompe trop doucement à mon goût, je marche sur de l'ouate et n'arrive plus trop à réagir en temps et en heure.
Puis je m'habitue petit à petit à vivre comme un escargot et à accepter qu'un coeur qui bat moins vite c'est aussi une solution contre la migraine, que les médecins savent ce qu'ils font.

Effectivement, après plusieurs mois, je n'ai quasiment plus de crise, mais aussi, je n'arrive plus trop à faire d'efforts.
Courir est plutôt pénible, monter ou descendre des marches d'escalier me crève.
Je pèse 55 kg mais j'ai toujours l'impression de ne plus être pareille.

Je décide de voir le médecin, pour lui dire que j'aimerais qu'on arrête de rigoler, que le cirque a assez duré, et que je veux qu'on me dédouane de ce genre de médicament sur le champ.
Si avec l'anti-dépresseur, j'étais dans un bonheur béat et complètement aveugle, le bêta-bloquant, lui, joue sur un terrain plus glissant.

Mes pensées qui jusqu'alors ne s'étalaient que sur du court terme, à me demander ce que j'allais devenir dans un mois, ont pris le large et me font désormais voir ma vie d'un bout à l'autre.
Comme une cage d'incertitude, chaque pas dessine un grand trou noir, je ne suis plus sûre de rien et en doute permanent, rien que du joyeux qui angoisse plus qu'il ne rassure.

 

Second sevrage.
Je suis en plein dedans.

 

Le docteur me dit "vois jusqu'où tu peux aller, et si tu te sens bien à une certaine dose, on continuera comme ça".
Moi je veux que ça quitte mon sang, que ça arrête de jouer avec mon coeur, ma vie, mon cerveau, c'est trop d'enjeux dans un seul cachet.

Je suis d'humeur exécrable, m'énerve à la moindre anicroche, et comme je ne peux descendre les doses que par palliers, je suis contrainte d'attendre avec impatience de pouvoir retirer quelques mg tous les 10 jours en espérant me sentir mieux.
Je suis toujours aussi fatiguée.

Dans 24h, je descendrai d'un second pallier, en espérant que mon état migraineux n'empire pas, que je ne doive pas faire trop d'efforts pour garder le cap et que les effets indésirables du manque ne soient pas trop présents.

J'ai écrit ce billet pour que vous réflechissiez à deux fois quand on vous prescrit des traitements de fond : parce que oui, certes, ils vous offrent un confort de vie pendant quelques mois, quelques années, deviennent une béquille, mais il faut accepter que la migraine, c'est un flou médical, que ça inclut trop de choses pour être traité aussi facilement.
L'impression d'être une poule à qui on lance des cachets pour qu'elle ne fasse pas trop de bruit m'insupporte aussi.


On est faible dans ces cas-là, dans le cabinet d'une personne qui a fait des études pour vous soigner.
On pense que tout se résoudra sans encombres, qu'on aura que le bien dans une pilule sans aucun aspect négatif.
C'est faux.

Et ça avait trop d'impact que pour que je me taise.

Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 16:37
- Par rosecocoon - Publié dans : Humeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires

Alors que,  jusqu'à présent, je profitais pleinement de ma kobo en lisant des ebooks donnés par "des amis" ou tombés dans le domaine public, je me décide, il y a quelques jours, à aller acheter mon premier livre sur le site de la Fnac.

Je vous avais parlé de la marche à suivre dans ma vidéo de présentation de la bête, il faut simplement chercher un titre, le mettre dans son panier sous son format numérique (ebook), payer à la caisse avec une carte de crédit, et hop, le kobo desktop synchronise votre compte fnac avec votre liseuse, et vous êtes parti pour une nouvelle aventure.

Ça, c'est la théorie.
Dans les faits c'est moins simple.

Quand j'étais allée à la Fnac pour acheter ma kobo glo, et être VRAIMENT sûre de ce que je faisais, j'avais harponné un gentil garçon du magasin à qui j'avais posé plein de questions dont celle-ci : "est-ce que j'aurai accès à tout les livres numériques sur la fnac ?" et il m'avait dit que oui, que les milliers d'ebooks n'attendaient plus que moi.

Tu parles (d'ailleurs si je le recroise, je le zigouille).

J'étais devant mon ordinateur, j'ai d'abord essayé de passer à la caisse avec un roman japonais, échec.
"Ce livre n'est pas disponible dans votre zone géographique".

Je me dis que c'est la faute à pas'd'bol, que certaines oeuvres sont sûrement non exportables même sous forme numérique.
Je retente le coup avec un autre titre, même échec.
Je commence à me dire que soit il y a un stûût dans le bouillon, soit je me suis vraiment faite avoir.
Je suis un peu plus énervée que dix minutes auparavant, j'essaye de planter dans mon panier des livres qui ne m'intéressent pas, mais toujours la même réponse.

 

Un peu désespérée, j'essaye de télécharger une nouveauté via un autre site, le site de Kobobooks (lié à la kobo, donc à la Fnac), et là, miracle dans la casbah, aucun problème pour valider mon panier.
Je me dis que c'est trop fort, j'entrevois l'ombre de la supercherie mais j'évite de m'agiter.

Je continue donc mon tour d'horizon sur ce site-là, plutôt que sur la Fnac (qui avait l'air de m'en vouloir) et je me rends vite compte qu'il y a comme une ENORME réduction du choix.
Que ce soit dans les livres récents ou pas, j'ai un peu du mal à trouver mon bonheur, quant au moteur de recherche de kobobooks, il ne comprend tout simplement pas certains mots-clefs, et renvoie parfois à des bouquins dont personne ne veut.

Je suis fâchée.
J'envoie un mail à la Fnac en demandant si j'ai été pigeonne ou pas (enfin, j'ai surtout parlé d'une manière digne) et je reçois une réponse plutôt claire :

"Madame Mona (Grosse Pigeonne),

Nous vous informons que par respect des droits d'auteur et des éditeurs, certains livres numériques proposés ne peuvent être distribués en toute légalité qu'auprès d'internautes situés dans des territoires très précis, à l'exclusion de tout autre.

Par conséquence, d'après l'article 11.2 de nos conditions générales de vente, l'offre de téléchargement des livres numériques est uniquement accessibles aux clients domiciliés en France Métropolitaine.

Cependant, vous pouvez commander des livres sur la plateforme de notre partenaire Kobo (www.kobobooks.fr), sur laquelle vous devriez trouver les même titres.

Le service client reste à votre disposition au 0.969.360.636. (Coût d'une communication locale depuis un poste fixe depuis la France métropolitaine), 7 jours sur 7, entre 08h30 et 22h00.

A bientôt sur www.fnac.com "
pigeon.jpg

Pigeonne !

C'est écrit en grand sur mon front.

Mais en tellement pointu que ça me brûle, je rage, tout ça.
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

C'est bien, c'est (pas) grave, il existe des alternatives à cette mascarade, je vais aller chercher mon bonheur chez les concurrents, faire ma bidouille avec Calibre, et j'en sortirai gagnante.

Mais il serait vraiment temps qu'on arrête de se foutre de la tête des clients : parce que, non contents de m'avoir vendu une kobo à 129 euros + une housse à 30, ils m'imposent kobobooks sur leque j'ai un choix aussi restreint qu'à ma librairie du coin (et encore, elle, elle vend des mangas de qualité), et ce, sans que j'ai été tenue au courant à aucun moment qu'en Belgique, c'est tintin pour avoir droit au millier d'ebooks de la Fnac.

Donc oui, je me sens lésée, abusée par la situation, je me dis qu'au moins, moi, je sais quoi faire pour contourner le problème, mais que plein d'autres idiots d'oiseaux se sont aussi fait prendre comme moi, et que je trouve ça inadmissible.

Alors, la Fnac, il va falloir revoir tes catalogues pour les pays frontaliers comme le mien, parce qu'enseigner aux vendeurs mêmes que nous auront accès à tout alors qu'on n'a que des miettes via un site dépendant, c'est plus que moyen, voire même hypocrite.
Ah je vous jure, j'ai mal au fessier devant autant de non transparence.


Merci la vie,
Applause.

Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 16:23
- Par rosecocoon - Publié dans : Humeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Je ne sais pas comment j'ai fait, mais mon colloc est passé comme un gros morceau pas mixé dans la passoire, et depuis, il ne fait que m'emmerder.

Quand je dis m'emmerder, c'est par gentillesse.
Il pourrait danser la zumba en tenue de clown que, peut-être, ça me donnerait envie de l'inscrire dans une troupe de  cirque pour ne plus le voir ni l'entendre.
Mais non.

Le colloc, déjà,  tu ne le choisis pas vraiment.
Le mien, clairement, ce n'est pas du premier choix, on ne le mettra jamais en tête de gondole dans un supermarché, il serait impossible à vendre.

"Ouais, mais hooo, t'exagères, c'est pas si terrible"


wtf.jpg Si.
Son gros problème à Puduku, c'est le rangement, le vrai.

 

Premièrement, je vide le lave-vaisselle tous les jours, je pourrais même m'en plaindre mais je ne le fais pas vu que ce n'est pas une corvée pour moi.

Ca me vide l'esprit, je prends un malin plaisir à faire du bruit en rangeant les casseroles, puis quand j'ai fini mon ramdam, je laisse la porte de la machine bien ouverte pour qu'il VOIE qu'il peut mettre ses bols et ses machins pleins de crasses dedans.

 

C'est peut-être trop évident.

Il met tout au-dessus en arrivant dans la cuisine, il se croit peut-être au restau et attend qu'une autre personne récupère ses croutons sur le passe-plat.

Du coup en trois jours, il y a un élevage de tasses  pleines de bave qui galope sur le meuble, et ça choque personne à part moi.

A QUOI CA SERT D'AVOIR UN LAVE-VAISSELLE, BORDEL?

 

Il fume dans l'appartement.
Il fume dans sa chambre, il prend un verre d'eau (comme cendrier) avec lui et il fume dans le salon, du coup, ça sert à rien que je m'escrime à sentir la fille en fleur, si dans la demi-heure je puire le parfum "Prout et Clope, éd. 2009".
Ca sent le rance et ça me monte au cerveau.

Il se lève à 13h et dit à qui veut l'entendre qu'il est horriblement crevé (tu m'étonnes, ça fatigue de lever le bras pour finir bourré).
Il va au boulot à 17h en disant qu'il est à la bourre à ses collègues, alors qu'il a rien foutu d'autre de la journée que d'entasser ses assiettes sur un meuble (quand il arrive à se dire "tiens je vais faire un tas") et de jouer à la playstation.

Il est aussi impressionnant qu'une larve sans orifices, il se tortille péniblement, il envoie des signaux du genre "je suis à mon plus haut niveau de boulettitude", et rien que de passer dans son champ de vision me donne la chair de poule.

J'ai décidé de le massacrer le jour où il est parti pour le ski : il avait laissé des sandwichs mous et du fromage à l'air libre, des miettes à s'en coller sur tout le corps, la salle à manger était crasseuse et ses slips pendaient dans un coin dans une atmosphère moite et froide.
J'ai ragé comme jamais.

Ca m'a pris une heure pour tout ranger, parce qu'il pensait peut-être qu'on allait deviser en tout sérénité pendant une semaine avec ses slibards à portée de main.

Toutes ses fringues ont attérit violemment dans sa chambre, et sur le rebord de fenêtre, on a vu qu'il avait besoin d'un bouquin pour savoir "comment faire l'amour à une femme".
 

Frissons garantis (ôtez cette image de ma tête, pitié)


Depuis, je passe à côté de lui comme un fantôme, je réponds par oui ou par non si ça a l'air vital pour lui de converser, et je rapelle mon chien à mes pieds quand je le vois lui faire des papouilles.

En fait je crois que mon colloc Puduku voulait de la compagnie et qu'il se sent tellement à l'aise avec nous qu'il croit que je vais ranger ses affaires comme si j'étais en famille.
Je suis excellente comme femme de ménage mais faut pas pousser bobonne.

Je ne vis pas AVEC lui, qu'il vive avec lui-même, et arrête d'essaimer ses horreurs de vieux garçon partout.
Sinon la prochaine fois qu'il empeste les parties communes, je l'enferme ou lui verse de l'eau froide sur le corps pour l'agiter un peu.

 

Gnark.

Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 12:02
- Par rosecocoon - Publié dans : Humeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
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