Je ne sais pas comment j'ai fait, mais mon colloc est passé comme un gros morceau pas mixé dans la passoire, et depuis, il ne
fait que m'emmerder.
Quand je dis m'emmerder, c'est par gentillesse.
Il pourrait danser la zumba en tenue de clown que, peut-être, ça me donnerait envie de l'inscrire dans une troupe de
cirque pour ne plus le voir ni l'entendre.
Mais non.
Le colloc, déjà, tu ne le choisis pas vraiment.
Le mien, clairement, ce n'est pas du premier choix, on ne le mettra jamais en tête de gondole dans un supermarché, il serait
impossible à vendre.
"Ouais, mais hooo, t'exagères, c'est pas si terrible"
Si.
Son gros problème à Puduku, c'est le rangement, le vrai.
Premièrement, je vide le lave-vaisselle tous les jours, je pourrais même m'en plaindre mais je ne le fais pas vu que ce n'est pas une corvée pour moi.
Ca me vide l'esprit, je prends un malin plaisir à faire du bruit en rangeant les casseroles, puis quand j'ai fini mon ramdam, je laisse la porte de la machine bien ouverte pour qu'il VOIE qu'il peut mettre ses bols et ses machins pleins de crasses dedans.
C'est peut-être trop évident.
Il met tout au-dessus en arrivant dans la cuisine, il se croit peut-être au restau et attend qu'une autre personne récupère ses
croutons sur le passe-plat.
Du coup en trois jours, il y a un élevage de tasses pleines de bave qui galope sur le meuble, et ça choque personne à part
moi.
A QUOI CA SERT D'AVOIR UN LAVE-VAISSELLE, BORDEL?
Il fume dans l'appartement.
Il fume dans sa chambre, il prend un verre d'eau (comme cendrier) avec lui et il fume dans le salon, du coup, ça sert à rien que
je m'escrime à sentir la fille en fleur, si dans la demi-heure je puire le parfum "Prout et Clope, éd. 2009".
Ca sent le rance et ça me monte au cerveau.
Il se lève à 13h et dit à qui veut l'entendre qu'il est horriblement crevé (tu m'étonnes, ça fatigue de lever le bras pour finir
bourré).
Il va au boulot à 17h en disant qu'il est à la bourre à ses collègues, alors qu'il a rien foutu d'autre de la journée que
d'entasser ses assiettes sur un meuble (quand il arrive à se dire "tiens je vais faire un tas") et de jouer à la playstation.
Il est aussi impressionnant qu'une larve sans orifices, il se tortille péniblement, il envoie des signaux du genre "je suis à
mon plus haut niveau de boulettitude", et rien que de passer dans son champ de vision me donne la chair de poule.
J'ai décidé de le massacrer le jour où il est parti pour le ski : il avait laissé des sandwichs mous et du fromage à l'air
libre, des miettes à s'en coller sur tout le corps, la salle à manger était crasseuse et ses slips pendaient dans un coin dans une atmosphère moite et froide.
J'ai ragé comme jamais.
Ca m'a pris une heure pour tout ranger, parce qu'il pensait peut-être qu'on allait deviser en tout sérénité pendant une semaine
avec ses slibards à portée de main.
Toutes ses fringues ont attérit violemment dans sa chambre, et sur le rebord de fenêtre, on a vu qu'il avait besoin d'un bouquin
pour savoir "comment faire l'amour à une femme".
Frissons garantis (ôtez cette image de ma tête, pitié)
Depuis, je passe à côté de lui comme un fantôme, je réponds par oui ou par non si ça a l'air vital pour lui de converser, et je
rapelle mon chien à mes pieds quand je le vois lui faire des papouilles.
En fait je crois que mon colloc Puduku voulait de la compagnie et qu'il se sent tellement à l'aise avec nous qu'il croit que je
vais ranger ses affaires comme si j'étais en famille.
Je suis excellente comme femme de ménage mais faut pas pousser bobonne.
Je ne vis pas AVEC lui, qu'il vive avec lui-même, et arrête d'essaimer ses horreurs de vieux garçon partout.
Sinon la prochaine fois qu'il empeste les parties communes, je l'enferme ou lui verse de l'eau froide sur le corps pour l'agiter un peu.
Gnark.








Si
vous avez des imperfections non douloureuses, qui ne sont a priori pas hormonales, mais juste des emmerdeurs de bas-chemin, je vous conseille la tea tree. Très antiseptique, elle permet
d'empêcher la prolifération des bactéries et d'assainir la zone.
Il n'y
a qu'une seule saison qui a été diffusée jusqu'à présent, et je l'aime vraiment beaucoup.
C'est l'histoire d'un homme brillant qui se retrouve à aider
une amie à lui à retrouver des coupables dans différentes enquêtes menées par le FBI. Il enseigne à l'université et ses excentricités font de lui un excellent professeur.
Quand on voit les photos de moi avant, j'avais plutôt des imperfections, un peu partout, surtout localisées sur le front (entre les sourcils très souvent), sur les tempes, à l'entrée de mes
narines, et aussi sur la mâchoire et le menton.